Muhammad Ali, Sony Liston. The Associated Press

La triste nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre: Mohamed Ali est mort vendredi à l’âge de 74 ans. Une tristesse m’a envahie. J’ai eu la sensation d’avoir perdu l’un des miens!

Dans mes souvenirs les plus lointains, je me rappelle encore aujourd’hui quand mes parents s’émerveillaient à l’évocation du nom d’un certain Mohamed Ali. Le visage de mes parents s’illuminait et me donnait l’impression qu’il était un membre très important de notre famille, de notre tribu, de notre peuple.

Je n’avais encore pas vu un de ses combats, mais dans ma tête d’enfant, j’imaginais ce Mohamed Ali comme un géant qui écrasait les oppresseurs partout.

Plus tard, grâce aux documentaires qui ont immortalisé sa vie, j’ai découvert les meilleurs combats du légendaire Ali.

Or, ce n’est pas sur un ring qu’on saisit l’ampleur de ce mythique personnage, ni pourquoi il est devenu la fierté de tous les laissés pour compte de la planète, ni comment il a imposé le respect à ses adversaires sur le ring, mais aussi dans la vraie vie.

Dans Muhammad Ali’s Greatest Fight, le grand cinéaste anglais, Stephen Frears, a reconstitué une période cruciale de la vie de cette légende quand elle a tenu bon dans la tourmente de sa traversée du désert entre 1967 et 1971.

Deux ans après avoir révélé sa conversion à l’islam, Mohamed Ali a refusé, en 1966, de combattre au Vietnam, car sa religion le lui interdisait. Un an après, il a été condamné à cinq ans de prison, a perdu son titre mondial, a été interdit de boxer pendant trois ans et demi – les plus belles années de sa carrière –, et a renoncé à des millions de dollars pour respecter ce que sa conscience lui a dicté.

Ali n’est jamais revenu sur ses convictions. Et la Cour suprême des États-Unis le lui a bien rendu. Après un débat houleux, dans un revirement historique, elle a annulé la sentence de Mohamed Ali, en 1971.

Son meilleur combat, Ali ne l’a pas arraché sur un ring en volant comme un papillon et en piquant comme une abeille des colosses aguerris. Non! Son meilleur combat, Ali l’a gagné en coulant ses pieds dans le marbre de l’éternité quand il n’a pas vacillé face aux adorateurs de la haine et du racisme. Sourire aux lèvres, il ne leur a pas concédé ne serait-ce qu’un pouce!

Pour ce match du siècle passé et tous les autres d’après, le nom du Mohamed Ali est gravé dans l’éternité. À jamais!

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