Getty Une employée d'une ferme russe de fourrure manipule des peaux de renard arctique.

La première rue sans fourrure d’Europe a été inaugurée mardi matin à Amsterdam, après que les 19 commerçants dont l’enseigne orne la voie Hartenstraat eurent accepter de bannir tous les produits contenant de la fourrure animale de leurs étalages.

L’initiative, mise en place par la ville d’Amsterdam et l’organisme de protection des animaux néerlandaise Bont voor Dieren, veut conscientiser les marchands et leur clientèle aux souffrances endurées par les bêtes lorsqu’elles passent dans les rouages de l’industrie de la fourrure.

Cette dernière croît rapidement, alimentée par une nouvelle demande chinoise. Plus de 94 millions de renards et de visons ont été tués pour leur fourrure en 2014, selon le groupe britannique Respect for Animals. Dans le cas des visons, le nombre de bêtes tuées dans le monde, évalué à 70 millions pour les années 2014-2015, représente un animal tué toutes les deux secondes.

La plupart de ces bêtes provenaient de fermes dédiées exclusivement à la production de fourrure, des endroits controversés situés en grande majorité en Europe et en Chine, et où le bien-être de l’animal est souvent la dernière des considérations.

En déclarant une rue sans fourrure au cœur de son centre historique, Amsterdam espère envoyer un message clair aux consommateurs de fourrure – qui ont bien peu d’excuses pour justifier un achat aussi controversé, si vous voulez mon humble avis, puisque la fourrure synthétique fait du tout aussi beau travail sans toutefois impliquer qu’un animal, quelque part, se fasse scalper.

Il faut aussi se demander ce qui, dans le développement de la mode, a fait d’un vêtement fabriqué avant tout par nécessité – la fourrure étant souvent ce qui était chaud et abondant avant que la production textile de masse vienne habiller… la masse, justement – une denrée de luxe, un objet de bon goût, une marque d’aristocratie et de raffinement. Maintenant qu’il existe mille et une façons de se garder au chaud l’hiver sans que l’exécution de dix renards soit nécessaire, pourquoi participer à ce commerce qui n’est pas controversé sans raison?

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