Getty Images Un lecteur voit dans le phénomène Pokémon Go l’occasion de vivre des moments entre amis et en famille «qui rejaillissent en sourires».

Pokémon Go ou le choc des générations
J’ai entendu et lu tellement de commentaires depuis l’arrivée de l’application Pokémon Go. J’ai observé, incrédule, une petite famille en pleine «chasse»… Deux adultes et deux jeunes enfants à la recherche de leur trésor. J’étais bien installé à l’ombre, sur un banc de parc. Les cris et les rires ont attiré mon attention. J’ai délaissé mon bouquin quelques instants et, tout en les regardant, j’ai souri intérieurement et j’ai plongé dans mon passé…

À la fin des années 1960, les Expos venaient d’arriver en ville. L’engouement pour le baseball était à son comble, et Montréal, grâce surtout au maire Drapeau, se remettait enfin du départ des Royaux.

Tous les dimanches après-midi d’été, quand la température le permettait, mon père et moi allions ensemble au parc Tillemont. C’était notre journée baseball. Je trimballais les balles, les bâtons et les buts (fabriqués par mon père) dans ma petite brouette. Tous les copains de mon âge venaient nous rejoindre, bons ou moins bons, avec ou sans gant, aucune importance, on partageait et on jouait pour le plaisir.

Mon père nous séparait en deux groupes de force égale et il lançait pour les deux équipes. Bien sûr, il donnait toujours un petit extra lorsqu’il m’affrontait, mais ça, c’était notre challenge. À savoir : lequel de nous deux vanterait ses exploits à maman le soir venu?

On jouait tout l’après-midi, sans s’arrêter. Mon père souriait, les autres enfants le respectaient et ils me trouvaient bien chanceux d’avoir un père si présent. Ces moments passés avec lui et mes amis de l’époque n’ont pas de prix et sont restés gravés dans ma mémoire, malgré le poids des années.

Quand je regardais la petite fille rire et courir, suivie de près par son petit frère, le sourire des parents… Je me suis dit, baseball ou Pokémon Go, au fond c’est du pareil au même. Peu importe l’activité choisie, chaque époque a ses préférences. La seule chose qui compte vraiment, c’est le temps de qualité passé ensemble en famille, entre amis. Le genre de moment qui rejaillit en toi comme un sourire. Un moment de pur bonheur, qui a interrompu ma lecture sur ce banc de parc.

Alors go, Pokémon Go. Jusqu’à la prochaine tendance.

Marc Lambert, LaSalle

Les Québécois aux JO de Rio
Le Bloc québécois a jeté une «petite bombe» en lançant une capsule vidéo intitulée L’indépendance, c’est prendre sa place dans le monde via son compte Facebook, montrant une athlète couverte du drapeau québécois qui reçoit une médaille olympique.

Il n’en fallait pas davantage pour que la presse s’empresse de se jeter sur la «proie», accusant le Bloc de se servir des JO pour mousser l’indépendance du Québec. À mes yeux, malgré le fait que les athlètes présents aux Jeux de Rio représentent le Canada, je ne vois pas pourquoi le Québec ne pourrait pas s’enorgueillir de ce que certains d’entre eux proviennent d’ici, sans qu’on en fasse pour autant tout un plat.

À ce sujet, il m’apparaît opportun au contraire que la notion du Québec, société distincte, dépasse les simples vœux pieux et trouve à s’exprimer dans une réalité internationale qui a pleinement sa place aux Jeux olympiques, particulièrement quand nos athlètes réalisent des performances exceptionnelles… C’est un sentiment de fierté parfaitement légitime!

Henri Marineau, Québec

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