Getty Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a signé l'accord conclu à la COP21 le 22 avril, à New York.

Lettre à Justin Trudeau

Monsieur le premier ministre,
À l’occasion de la tenue de votre caucus dans la région du Saguenay, cette semaine, j’aimerais vous rappeler qu’à la conférence de Paris sur le climat, en décembre 2015, vous vous êtes engagé à ce que le Canada agisse, de concert avec la communauté internationale, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de manière à limiter le réchauffement climatique sous les 2 °C. Vous aviez également promis, en campagne électorale, de revoir le processus d’analyse des projets de pipeline par l’Office national de l’énergie (ONÉ) pour lui donner plus de rigueur et tenir compte des données scientifiques. Nous sommes inquiets de constater que ces engagements ne sont pas encore en voie de réalisation.
D’une part, votre gouvernement ne s’est pas encore doté d’une cible de réduction de GES suffisamment ambitieuse pour répondre à l’urgence de freiner la tendance du réchauffement climatique actuel. D’autre part, vous accueillez favorablement les projets de développement des sables bitumineux, notamment le projet de pipeline Énergie Est de TransCanada, même si les scientifiques reconnaissent que cette exploitation est incompatible avec l’atteinte des cibles de réduction des GES.
Les récentes révélations concernant les pratiques pour le moins douteuses des commissaires de l’ONÉ, qui sollicitent des contacts auprès d’individus et de groupes intéressés tout en niant les faits, viennent complètement discréditer le processus d’examen du projet Énergie Est. De plus, il est maintenant reconnu que l’ONÉ ne possède pas les compétences nécessaires pour surveiller adéquatement la sécurité des pipelines.
Dans ce contexte, M. le premier ministre, c’est la crédibilité même de votre gouvernement qui est gravement compromise. Le gouvernement canadien doit se doter d’une cible de réduction de GES cohérente avec l’urgence climatique. Selon les meilleurs spécialistes, la transition énergétique doit commencer maintenant et s’échelonner sur les 15 pro-
chaines années, de manière à éliminer complètement les GES d’ici 2050 et éviter le choc économique à venir dans le secteur des énergies fossiles.

Louise Morand, du Comité vigilance hydrocarbures de l’Assomption, avec Denise Campillo, Francine Salvas, Stéphane Brousseau, François Prévost, Jean Falaise, Marc St-Cyr, du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec

 

Débrouiller le vrai du faux

En cette semaine de rentrée scolaire, nous distribuons gratuitement à 300 000 élèves l’édition de septembre de nos magazines éducatifs Les Explorateurs, Les Débrouillards et Curium, à la demande de leurs enseignants. Nous avons dû limiter les demandes, car nos budgets ne nous permettaient pas d’en faire plus.
L’an prochain, c’est UN MILLION de magazines que je veux donner afin que chaque jeune de 6 à 17 ans ait personnellement un contact avec la science à travers un magazine éducatif québécois fait pour lui. À l’heure où le faux et le vrai se côtoient sans discernement sur les réseaux sociaux, nos magazines sont des sources fiables et contrôlées.

Félix Maltais, éditeur,  Les Débrouillards

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