Trudeau à la défense du nucléaire

«Trudeau trahit l’objectif d’un monde sans bombes nucléaires». L’honorable Douglas Roche, chercheur principal du Réseau canadien pour l’abolition des armes nucléaires (CNANW) et coanimateur, avec l’ex-président américain Jimmy Carter, de la Middle Powers Initiative, a déploré en ces termes le vote aberrant du Canada le
19 août dernier. Le Canada a en effet rejeté le rapport produit par le Groupe de travail à composition non limitée de l’ONU à Genève.
Justin Trudeau réussirait donc à se trouver complice de 22 pays opposés à l’effort actuel de négociations adopté par 68 pays (avec des réserves de la part de 13 abstentionnistes, dont la Norvège et les Pays-Bas, pays membres de l’OTAN) et à renier l’héritage de son père Pierre Elliot, qui, en pleine guerre froide (1983), avait eu le courage de mener une mission à Moscou et à Washington pour réclamer un traité réduisant le nombre des armes nucléaires américano-russes aux
14 000 actuelles.
Pourtant, les négociations prévoyaient des mesures essentielles pour notre sécurité, dont l’abandon d’une «première utilisation» (que Trump envisagerait contre Daesh!) et la désactivation de 1 500 bombes déclenchables en moins d’une minute, malgré les risques de terrorisme ou de maldonne technique, par exemple une réaction précipitée à une fausse alerte lancée par un radar défectueux.
À la mi-octobre, les Nations unies procéderont à New York à un vote officiel sur le rapport de Genève, où M. Trudeau aura la chance de se reprendre : le Canada votera-t-il encore selon l’opinion de fonctionnaires obtus nommés au ministère des Affaires internationales par Harper, ou MM. Dion et Trudeau se réveilleront-ils alors, forts de l’appui de plus des quatre cinquièmes des Canadiens et de 139 pays (selon le dernier vote de l’Assemblée générale de l’ONU, l’automne dernier) qui veulent en finir avec ces armes nucléaires?
Pierre Jasmin, vice-président des Artistes pour la Paix et membre exécutif du Réseau canadien pour l’abolition des armes nucléaires

Je lève mon verre à la SAQ

Un des grands bonheurs de la vie d’un Québécois, c’est d’entrer dans sa succursale de quartier de la SAQ et de demander à un conseiller ou à une conseillère quel vin irait bien avec son menu
du soir…

Ils sont compétents, généreux et nous déniaisent tellement sur les saveurs, les cépages et les harmonies…

Alors la maudite droite débile qui rêve juste de privatiser la SAQ et qui chiale parce que les vins en Ontario coûtent 1,18 $ de moins la bouteille, j’ai juste une chose à vous dire : allez vous faire boire!

P.S. Merci à tout le personnel de la SAQ Beaubien!

Marco Veilleux, La Petite-Patrie

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