Diviser pour mieux régner
C’est bien cela que cherche notre petit Machiavel : diviser pour mieux régner.
Pour ça, il a laissé pourrir le conflit étudiant et il cherche à diviser les Québécois sur cet enjeu avec un discours de droite : la paix, la violence, etc., dans un Québec assez pacifique. Mais garder le pouvoir est l’objectif. Pour ça, il faut créer un enjeu fictif et faire n’importe quoi! On ne parle pas de la corruption, ni de la vente sans scrupule de nos richesses, ni de la santé, ni de l’éducation, bien sûr. On parle du carré rouge, de la violence, du désordre social et de la grande démocratie qui doit régner!
Le plan est astucieux, mais aura-t-il du succès? Je ne sais pas. Ça dépend des Québécois. J’ai de l’espoir. Et j’ai confiance dans le peuple québécois – et j’espère ne pas la perdre.
José Szlam
Argent sale?
On a assisté, la fin de semaine dernière, à des scènes assez disgracieuses. Je ne parle pas des scènes de grabuge, hélas trop fréquences depuis quelque temps. Cela a plutôt à voir avec notre rapport à l’argent. Ainsi donc, un banquet-bénéfice au profit de deux hôpitaux pour enfants a été perturbé. Les invités qui avaient eu l’amabilité d’accepter d’y contribuer ont été chahutés et traités comme des voyous. Sur la rue Crescent, des imbéciles sont allés faire tinter des casseroles aux oreilles des touristes qui avaient eu l’idée de venir investir chez nous.
Les touristes, qui rapportent des millions de dollars à notre gouvernement (c’est-à-dire à nous tous) chaque année, permettent aussi à des milliers de jeunes d’obtenir un emploi estival. Certains disent que le Grand Prix est élitiste, qu’il rapporte à l’industrie du sexe, et tout le minable blabla qu’on retrouve sur les réseaux sociaux. Et pour cette raison, ils s’attaquent à ceux qui investissent ici et affichent tout le mépris dont ils sont capables. Sans parler des cervelles de Cro-Magnon qui fracassent des vitrines et s’attaquent aux policiers.
La grande majorité des Québécois (trop silencieuse) condamne ces comportements
Il faut se sortir de ce bourbier idéologique et essayer de comprendre que, si des gens viennent investir chez nous, c’est une excellente nouvelle pour nos hôteliers, nos restaurateurs, nos marchands et pour tous ceux qui ont impérieusement besoin d’un emploi saisonnier ou permanent. Et c’est pourquoi il faut se garder de ternir la réputation de Montréal et du Québec à l’étranger. Nous avons besoin de ces revenus. Est-ce si difficile à comprendre?
Paul-André Allard