Un désaveu politique
Hier matin, en lisant le journal Métro, j’ai remarqué que l’Institut du Nouveau Monde tenait hier une table ronde sur la question du conflit étudiant qui perdure à Montréal. Je ne sais pas ce que les experts concluront. Toutefois, mon opinion de Montréalais est que le conflit étudiant, que le gouvernement n’a pas su résoudre, n’a été que le prétexte nécessaire aux Montréalais pour exprimer un désaveu politique.
Les Montréalais sont en colère contre leur propre paresse lors des dernières élections provinciales et municipales. Ils ne se sont pas rendus voter et ils le regrettent. Ils sont aussi mécontents d’avoir été abusés lors de la dernière élection provinciale. Le premier ministre ne savait pas que la Caisse de dépôt perdait 40 G$, alors que l’opposition le lui disait.
Et le maire de Montréal fut réélu malgré les allégations de mauvaises gestions de son administration.Les Montréalais, même s’ils sont d’accord avec la hausse des droits de scolarité, soutiennent les protestations étudiantes, car personne depuis 35 ans n’avait osé se soulever contre les politiciens. Souvenez-vous de la colère des Québécois lors de la dernière élection fédérale (la vague orange). Souvenez-vous des sondages favorisant la CAQ il y a six mois. Souvenez-vous des demandes pour une commission d’enquête sur la construction. Si les Montréalais s’étaient exprimés majoritairement en allant voter lors des dernières élections municipales et provinciales, les manifestations dans les rues n’auraient jamais connu une telle ampleur.
– Yves Levert
Pourquoi à la mi-août?
Mi-août pour les étudiants? Camp de jour, camp de vacances terminés à la mi-août? Si les étudiants reprennent à la mi-août, les jeunes qui vont au camp de jour, au camp de vacances et à La Ronde seront touchés. Ce sont tous des emplois d’étudiants. Les parents devront faire preuve de créativité pour brûler l’énergie de leur petit monde.
Pourquoi les étudiants ne font-ils pas une session qui commencera, comme d’habitude, à l’automne, et deux sessions entre janvier et juin (plus de temps pour étudier)? De plus, s’il y a des étudiants d’autres pays, ce sera bon pour l’économie. En restant ici, ils dépensent (pour étudier, se loger, se distraire, se nourrir…). Et si les enfants peuvent rester dans les camps de vacances et les camps de jour, les responsables n’auront pas à rembourser les parents en leur disant que les étudiants sont retournés sur les bancs de l’école. Enfin, La Ronde pourra continuer d’attirer des touristes.
Il ne faut pas non plus oublier que les camps de jour et les camps de vacances permettent aux enfants de vivre de nouvelles expériences et d’apprendre à vivre dans divers milieux, à s’adapter, à s’affirmer… Les jeunes apprennent de leurs moniteurs et de leurs pairs.
– Agathe Melançon