Plus facile de chialer

Cette lettre réagit à un texte sur la démolition d’une partie de la Tonnellerie publié mercredi dans Métro.

J’ai lu votre article de mercredi au sujet de la démolition de la Tonellerie sur la rue Notre-Dame. Vous me faites rire, M. Bergeron. Ça fait des décennies que cet édifice est un véritable danger public, qu’il n’est plus utilisé par l’entreprise et que même les employés ne peuvent plus se stationner devant l’immeuble tant il est dangereux.

N’a-t-il acquis une valeur patrimoniale qu’au cours des derniers jours? Pourquoi avoir pris autant de temps pour vous réveiller (vous
et Héritage Montréal)?

C’est tellement plus facile de chialer que d’agir. Ah, c’est vrai! N’est-ce pas le rôle de l’opposition? Quelle belle façon «constructive» de vous faire du capital politique.

Johanne Dubois, ex-employée de Lantic

Fatigué de la violence?

Nous en sommes abreuvés. Toutes ces nouvelles qui nous viennent de la terre entière et de notre propre province… nous assaillent. De plus, nous regardons facilement la série d’émissions, genre policier et autres semblables. Il y a ces jeux dont plusieurs sont aussi violents. Il y a même Hunger Games, une série où l’héroïne doit sauver sa peau constamment. Il y a les débordements de certains étudiants ou casseurs. (Ma fille dit que je dois ajouter les policiers à cette liste!) Ouf!

Ensuite, nous nous demandons : mais pourquoi tant de violence partout? Sommes-nous vraiment sérieux?

À mon avis, nous avons tous une part de responsabilité dans cette affaire. Il y a longtemps, j’ai entendu cette phrase qui viendrait d’un proverbe : «Nous avons tous un chien blanc et un chien noir en nous : c’est celui que nous nourrissons le plus qui gagne!»

Nourrissons-nous donc de bonnes choses, une personne à la fois, un cœur à la fois. Nous verrons et entendrons davantage de bonnes nouvelles.

Mariella Courtois

Pincez-moi quelqu’un!

Cette histoire de pastiche d’une peinture de Delacroix, c’est le délire depuis le tout début. Certains reporters et ministres se sont d’abord mis à reprocher au député Amir Khadir d’y figurer alors qu’il n’en est aucunement responsable. Et c’est sans compter qu’on trouve ce genre de montage-photo à profusion sur l’internet et dans les médias sociaux. Personne ne s’en formalise. Il suffit pour cela d’avoir un peu le sens de l’humour. Et voilà maintenant que nul autre que le premier ministre du Québec vient se mêler de la programmation d’un spectacle du 23 juin sur les plaines d’Abraham parce que le groupe musical ayant diffusé cette bénigne farce il y a deux ans devait s’y produire.

Pincez-moi quelqu’un! Pour participer à la fête nationale, faudra-t-il à l’avenir que les musiciens troquent le port du carré rouge contre celui du Post-it jaune?

Christian Gagnon, Montréal

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