Gaspillage
Le 21 juin, j’ai vécu une expérience particulière avec la Société de transport de Montréal (STM). Je n’ai rien fait d’illégal, j’ai coopéré avec les autorités, mais j’ai écopé d’une amende de 217 $. J’estime avoir été abusée, tout comme les payeurs de taxes. Et je trouve honteux que l’argent de ces derniers soit encore gaspillé, quand je vais contester ma contravention en cour.
Voici comment les choses se sont passées. Mon patron m’a donné un billet de métro et après l’avoir utilisé pour y entrer, je l’ai jeté. Nous sommes descendus à la station Atwater et à la porte de sortie, des agents de la STM vérifiaient que les passagers avaient leur titre de transport. Je leur ai expliqué que j’avais jeté mon billet après l’avoir validé, et que je ne savais pas que j’avais besoin de le garder.
J’utilise le métro régulièrement depuis plus d’un an et je n’ai jamais été informée que je devais conserver mon billet après sa validation. En outre, c’était la première fois que je voyais des agents de la STM vérifier des billets. Il est écrit sur le billet que les passagers doivent le garder, mais cela est seulement écrit en français, ce qui est inutile pour les touristes ou les anglophones.
Néanmoins, j’ai utilisé un billet qui a été acheté, et j’ai dit à l’agent qu’il pouvait vérifier les caméras de sécurité pour avoir une preuve. De plus, mon patron et mes collègues, qui étaient avec moi, ont été témoins que j’ai bien utilisé un billet pour rentrer dans le métro. L’agent de la STM a déclaré qu’il n’y avait pas de caméras de sécurité. Je lui en ai pointé une juste au-dessus de sa tête. Il m’a répondu qu’il ne savait pas si les caméras de sécurité fonctionnaient. Cette réponse, arrogante et fausse, a entaché sa crédibilité d’officier de la STM.
À ce moment, je sentais que cet agent n’avait aucune considération pour mon cas. Il m’a alors demandé mon permis de conduire.
Alors que je m’approchais de lui, il s’est éloigné, puis un deuxième agent s’est placé entre nous et m’a dit de garder mes distances pour des raisons de sécurité.
J’étais étonnée, car je mesure 5 pieds 7 pouces et je suis très mince, et je n’avais rien fait qui aurait pu me rendre menaçante.
À cet instant, deux autres officiers sont arrivés, ce qui faisait un total de quatre agents de la STM qui me demandaient pourquoi je n’avais pas mon billet. C’était un gaspillage complet de nos impôts. Il n’y avait absolument aucune raison justifiant la mobilisation de quatre employés de la STM pour m’interroger.
Enfin, après environ 20 minutes, j’ai reçu une amende de 217 $, et mon permis de conduire m’a été remis. Il est regrettable et dommageable à notre société que la STM se base sur le terme de «coupable jusqu’à preuve du contraire». Plus tard, en rentrant en métro à la maison, j’ai regardé tous les billets validés négligemment jetés sur le sol et je me demandais combien d’autres passagers ont reçu le même traitement que moi.
Alexandra Romlewski