Un jeu d’échecs II

En réponse à la lettre de Osmane Thiaré Diop, publiée le mercredi 27 juin.

Monsieur Diop chante le hip-hop. Il aurait pu chanter le blues ou d’autres complaintes, mais n’attendons surtout pas de mélodies festives de quelqu’un qui pense que le Québec ne mène qu’à l’échec pour les nouveaux arrivants. On a déjà entendu cet air-là : c’est celui des perdants. Celui de certains immigrants qui croient que tout est perdu d’avance; que la couleur de leur peau est un passage obligé vers la misère et le mépris. Un instant!

Prenez le métro en semaine au petit matin et voyez cette foule bigarrée qui se presse pour arriver à l’heure au travail!  Des gens qui viennent du Maghreb, d’Amérique du Sud ou d’Asie et qui ont cru en eux-mêmes et qui ne se sont pas complus dans le statut de victimes. Parce que oui, monsieur Diop, il y a des Diaz, des Mesnaoui, des Nguyen et des Ferreira qui ont trouvé du travail, qui occupent souvent des postes de haut niveau, qui sont aussi des patrons.

Arrêtez de chanter ce triste hip-hop et chantez l’optimisme, la joie de vivre, l’espérance! N’ayez crainte de fréquenter des Québécois de vieille souche ou des anglophones qui connaissent peut-être quelqu’un qui pourrait vous guider vers un emploi stable. Car c’est souvent par le bouche-à-oreille qu’on trouve un emploi. Prenez exemple sur ces dizaines de milliers de membres de minorités visibles qui se sont retroussés les manches et qui ont vaincu les obstacles. Le Québec est-il un jeu d’échecs? Peut-être. Mais aux échecs, il y a un gagnant et un perdant.

Choisissez votre camp!

Paul-André Allard
Montréal

Une apparence de démocratie

En choisissant monsieur Raymond Archambault comme candidat dans Groulx, Pauline Marois, encore une fois, se moque des exécutifs locaux de son parti.

Comme elle l’avait fait jadis en imposant Scott Mckay au comté de l’Assomption, sans tenir compte des responsables locaux de sa formation, elle donne la triste mesure de son incapacité à rassembler sérieusement autour d’elle les membres de son parti, qui se sentent inutiles, voir méprisés.

À ce niveau de mépris et d’incohérence, elle n’a pas de leçons à donner à ses adversaires politiques. Alors que les libéraux se cherchent un moment propice pour déclencher des élections, elle leur ouvre une porte qu’on aurait pensé fermée à tout jamais. Bien triste situation!

Jean Léger
Montréal

L’actualité vous fait réagir? Écrivez-nous! opinions@journalmetro.com

blog comments powered by Disqus