Gaspillage?
Cette lettre se veut une réponse à la lettre intitulée «Gaspillage» d’Alexandra Romlewski, publiée dans nos pages le jeudi 28 juin.
Après avoir pris le métro, Alexandra nous dit qu’elle a jeté son titre de transport après paiement. Malheureusement pour elle, des agents de la STM l’ont interceptée afin de s’assurer de la validité de son titre de transport. En l’absence de titre de transport, la vérification s’accompagna d’une amende de 217 $! Alexandra nous dit que payer ces agents est un gaspillage de taxes et que les agents n’ont qu’à aller voir les caméras de surveillance, ce qui prouverait qu’elle a payé (sic).
Malheureusement, Alexandra, vous êtes victime de votre propre négligence. Lorsque je prends un train ou un traversier, lorsque je vais au cinéma ou au théâtre, je conserve mon billet jusqu’à ce que le service ait été totalement rendu, puisque c’est la preuve de mon paiement. Je ne vois pas pourquoi ce serait différent avec le transport en commun. Ça découle du simple bon sens. Contrairement à vous, je pense ici que mes taxes sont très bien gérées. Ces agents traquent les gens qui achètent des titres de transport chez des faussaires, et l’argent perdu doit être récupéré ailleurs, pas dans ma poche.
Pierre Gratton
Abandons du 1er juillet
Depuis le temps, les Berger Blanc et SPCA de ce monde devraient avoir compris que ce n’est plus le temps, fin juin, de faire des leçons sur l’abandon de leur animal de compagnie aux locataires qui déménagent.
Beaucoup de ces abandons viennent du fait qu’année après année, les proprios ne veulent plus d’animaux dans leurs logements. Au lieu de faire plein de réglementations avilissantes, le maire de Montréal aurait dû faire comme à Toronto et inclure cette petite phrase quelque part : «Il est illégal d’interdire la présence d’animaux de compagnie dans un logement.»
Les Québécois étant ce qu’ils sont, ils vont, bien qu’ayant le cœur brisé, préférer abandonner l’animal plutôt que de se battre à la Régie du logement ou risquer de se retrouver à la rue. Alors, ils l’abandonnent la veille du déménagement.
Il faut mettre sur la liste comme responsable de tous ces abandons, la personne qui a inclus dans le bail type un petit carré où le proprio peut cocher, mine de rien, «Pas d’animaux», «No pets allowed». Ça passe souvent inaperçu, et le locataire se fait recevoir, quand il déménage, parce qu’il n’a pas lu son bail, se disant que c’était le bail type.
Les SPCA sont aussi des lobbyistes et devraient inclure ce point dans une campagne auprès des élus pour une réglementation adéquate. Mais est-ce plus payant de tuer tous ces chats dont personne ne veut plus?
Janine larose