Maîtres plus responsables

Selon Mme Janine Larose (Courrier des lecteurs du 3 juillet : «Abandons du 1er juillet»), la solution est de rendre illégale l’interdiction des animaux par les propriétaires.

Il est vrai que cela pourrait aider, mais je ne crois pas que ce soit la solution au problème. Les Québécois conservent en moyenne leurs animaux 19 mois. Cette statistique inclut les propriétaires qui gardent leurs animaux pendant toute leur vie (j’en suis à 12 ans avec mon chat) et ceux qui ne le gardent qu’un mois ou deux. Ça en dit long! Le problème va plus loin que l’interdiction des propriétaires.

Il faut responsabiliser les individus. On ne change pas d’animal parce que celui que l’on a n’est plus aussi mignon une fois qu’il atteint 10 mois ou encore lorsqu’un animal plus mignon fait son entrée dans notre vie. Adopter un animal, c’est  un engagement pour la vie de l’animal.

Le corollaire direct de cette responsabilité est que, lorsque l’on cherche un nouveau logis, on doit s’assurer que les amis à poils peuvent suivre. Je parle en connaissance de cause : mon conjoint et moi avons trois chats. Lorsque nous déménageons, nous nous assurons que les chats puissent suivre. C’est toujours le premier point discuté avec un futur propriétaire. Si le propriétaire ne veut absolument pas, nous ne prenons pas l’appartement, et ce, même si c’est unappartement de rêve. C’est ça, être un propriétaire responsable.

Être un propriétaire responsable, c’est aussi s’assurer que ses animaux ne causent pas de dommages. Ce qui pousse les propriétaires à interdire les animaux, ce sont les mauvais comportements des locataires précédents. On s’assure que son animal ne gruge pas tous les cadres de porte ou encore qu’il ne marque pas son territoire. Quand un propriétaire d’animal ne fait pas attention à ce genre de choses, il cause des problèmes à tous les propriétaires d’animaux.

Au lieu de dire que seuls les propriétaires sont à blâmer, au lieu de rejeter toujours la faute sur les autres, il faut assumer sa part de responsabilité.

Marie-Eve Goulet

Bonne fêtedu Canada!

Malgré la lettre (Courrier des lecteurs du 4 juillet : «Ce Canada») d’un lecteur très perturbé par le fait que les conservateurs soient majoritaires au Canada, nous restons un pays à la réputation intacte, avec une des plus fortes demandes d’immigration au monde (avec les États-Unis et l’Australie), et une économie, des avantages sociaux et des droits que nous envient bien des pays.

Il fait bon vivre au Canada. C’est pour ça que, 10 ans après mon arrivée, j’y suis et j’y reste, malgré les éternels grincheux, toujours déçus d’avoir perdu deux référendums!

Johann O’Neill

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