Le Plateau en péril
En déambulant dans la rue Saint-Denis, entre les rues Gilford et Marie-Anne, on constate que de nombreux commerces ont fermé leurs portes. Cette situation déplorable est causée en grande partie par les décisions du maire d’arrondissement, Luc Ferrandez, qui s’avèrent de plus en plus négatives pour le quartier.
Tantôt, ce sont les trottoirs qui sont agrandis à certaines intersections pour créer de minuscules espaces verts, ce qui a comme conséquence d’enlever chaque fois deux places de stationnement pour les voitures, et ce, dans un quartier où ces places font déjà cruellement défaut. Tantôt, c’est le coût exorbitant des parcomètres qui décourage et fait fuir nombre de visiteurs, notamment ceux qui voudraient magasiner et donc encourager les commerçants du coin. Tantôt enfin, c’est la prolifération des rues à sens unique qui complique la vie des automobilistes et augmente considérablement la circulation dans les rues avoisinantes, jusqu’à créer de fréquents bouchons.
Au rythme où vont les changements, le Plateau sera bientôt rempli d’espaces verts et de pistes cyclables, certes, mais il deviendra un quartier moribond vidé de ses commerces et de ses visiteurs. Sans doute faudrait-il organiser un mouvement des citoyens pour freiner toutes ces modifications de zonage et tenter de revitaliser l’arrondissement, qui n’en finit pas de se détériorer et de péricliter.
Serge Fisette, Montréal
Que me reste-t-il?
Comme piéton, je remarque que de plus en plus de vélos circulent sur les trottoirs de Montréal. Mais comme cycliste, je comprends pourquoi. C’est que la ville nous enlève de plus en plus notre espace, au point qu’on souffre parfois totalement d’insécurité dans la rue.
Il y a ces trottoirs si avancés qu’ils nous forcent à nous déplacer dans le flot de la circulation à certains coins de rue, mais il y a surtout ces trottoirs double et triple largeur qui font en sorte que la bande cyclable où je circulais autrefois n’existe plus! Elle est maintenant sur le trottoir! Alors, je circule où?
Je suis littéralement déporté dans la voie des automobiles, des camions et des autobus! En fait, si je veux récupérer l’espace qui m’a été enlevé, je me dois de prendre le trottoir. L’espace que j’avais autrefois, il est là maintenant! Je ne sais pas quels génies planifient cela, mais ils ne doivent pas faire de cyclisme urbain!
Michel Handfield, Montréal