Une démocratie devenue mascarade
Nous sommes envahis depuis quelques heures sur les sites de radio et de télévision, et dans nos rues déjà en partie placardées, par le rouleau compresseur électoral. Que vienne le 4 septembre pour que cette mascarade prenne fin et que la vraie vie démocratique et citoyenne récupère cet espace usurpé par l’obsession maladive du pouvoir.
Je ne nie pas que la démocratie dite électoraliste soit d’une certaine utilité, mais face aux combats divers et à la nécessaire solidarité citoyenne et quotidienne, nos luttes passées et surtout à venir nous appellent à la vigilance démocratique, que les récentes luttes exemplaires des étudiants ont fortement stimulée. Soyons plus que jamais unis et vigilants. C’est dans la rue que la démocratie prend le visage des combats et des réflexions qui font vivre et grandir le pays que nous habitons.
Jacques Leger, Montreal
Vous avez le choix
Cette lettre réagit à d’autres publiées dans cette page plus tôt cette semaine.
Affirmer que le Québec est le paradis de la cruauté envers les animaux est une grossière exagération, même si, j’en conviens, il y a des choses à améliorer, particulièrement la législation concernant les usines à chiots. Mais cela étant dit, les Québécois qui possèdent des animaux domestiques ne les maltraitent pas davantage que n’importe qui ailleurs en Amérique.
En tant que consommateurs, nous avons toutefois le pouvoir de changer les choses. En effet, il s’agit simplement d’acheter nos animaux à la SPCA. Ce faisant, nous libérons des animaux de leur cage, qui est en fait le vestiaire de la mort pour eux, car si personne ne les réclame, ils sont inéluctablement euthanasiés. Et si tout le monde achetait ses animaux domestiques à la SPCA, toutes les usines à chiots feraient faillite. Sans compter que nous financerions du même coup une entreprise vouée à la protection des animaux. Donc, lorsque vous passerez aux abords d’une animalerie et que vous verrez de mignons petits chiots ou chatons, ne cédez pas à la tentation!
Différez votre achat, le temps de passer à la SPCA. Vous serez au moins sûr que vous aurez un animal tout aussi mignon, en bonne santé et vacciné, et que vous contribuerez au mieux-être de nos petits amis à quatre pattes.
Paul-André Allard, Montréal
Plus d’inquiétudes et moins d’argent
Les premiers du mois sont toujours des journées très attendues par bon nombre de personnes sans emploi au Québec. Or, ce premier jour du mois d’août en a été un d’angoisse, d’inquiétudes et de stress pour ces personnes. En plus de vivre le stress quotidien d’une prestation trop basse, les personnes assistées sociales ont reçu, en juin dernier, une correspondance provenant du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) leur annonçant la fin de l’entente entre ce ministère et Postes Canada relative à la garantie de livraison des chèques d’aide sociale le premier jour de chaque mois. Le MESS tente de rassurer les personnes, mais on peut comprendre l’inquiétude qu’engendre ce genre de nouvelle : leur survie en dépend.
Mettons-nous à la place de ces personnes un instant. Rappelons-nous que, pour plusieurs d’entre elles, ce n’est plus les fins de mois qui sont difficiles, mais bien la moitié du mois ou, même, les trois dernières semaines. Avec une prestation de 589 $ et des logements de plus en plus exorbitants, nul besoin de faire des calculs pendant des heures. Un indécent déficit les guette chaque jour.
Mais le MESS nous rassure : aucun retard ne devrait survenir dans les zones urbaines. Peut-être
en milieu rural. Le MESS surveille la situation et s’il y a des problèmes il devrait s’ajuster. On nous rassure.
Pendant ce temps, les personnes assistées sociales doivent vivre avec le doute et devront subir les conséquences si elles sont dans l’incapacité de fournir le paiement du loyer le premier jour du mois.
Marie-Ève Duchesne, porte-parole pour le Front commun des personnes assistées sociales du Québec, Montréal