Un peu d’empathie pour les plus fortunés

Dire qu’il existe des gens pour se lever et protester contre le projet du gouvernement de hausser les impôts sur le revenu de ceux qui gagnent  130 000 $ et plus, et ce, sans la moindre gêne. C’est fort!

Ça va vraiment avoir un impact insupportable sur votre capacité de vivre aisément. Quoi, vous allez peut-être devoir accepter une chambre côté jardin à l’occasion des prochaines vacances à Punta Cana au lieu d’une chambre avec vue sur la mer? Ou patienter avant de vendre votre condo à 400 000 $ pour acheter celui à 500 000 $? Vous pensez sérieusement avoir un argument qui tient?

La social-démocratie, le partage, aider les moins chanceux, c’est pas dans votre vocabulaire? Vous ne dormiriez pas mieux en sachant que ces quelques milliers de dollars dont vous pouvez fort bien vous passer contribuent à améliorer la qualité de vie au Québec?

Les gouvernements qui saisissent les comptes de banque avant que les gens filent vers les paradis fiscaux, je les comprends, car ils savent de quoi est composée la société. Ils prennent les mesures qui s’imposent, car on ne peut visiblement pas compter sur la compréhension et la volonté de travailler ensemble d’une frange de la population.

Michael Sévigny, Montréal

Le français à Radio-Canada 2

Cette lettre réagit à une autre publiée dans cette page mardi.

Je suis tout à fait d’accord avec M. Arion, qui, dans votre édition du 25 septembre, déplorait la piètre qualité du français parlé à la radio d’État autant qu’à la télévision.

Hormis quelques exceptions, bien entendu, les animateurs autant que les journalistes ont peur d’accorder les participes passés de crainte de mal parler.

C’est pourquoi on entend encore des choses comme : «Les affaires que j’ai fait» et «Les paroles qu’il a dit». Ou bien des monstruosités comme : «Quand qu’on» et «Ça la» (par exemple : «Ça la pour effet de…»). Sans parler du mauvais emploi des mots «expertise» et «alternative», ou du fait de mettre au féminin des mots masculins comme «autobus» et «avion».

J’ai moi-même écrit à Radio-Canada à maintes reprises, et on n’a jamais daigné me répondre.

Je déplore aussi que nos humoristes, pour plaire au vulgum pecus, s’abaissent à massacrer notre langue pour faire plus «simpe». Comme si bien parler le français était faire compliqué.

Vouloir se distinguer par notre langue, c’est d’abord et avant tout la parler correctement.

Michel Melanson, Notre-Dame-de-Grâce

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