Un exemple pour M. Bureau-Blouin

Il y a quelques jours, Léo Bureau-Blouin, le nouveau député péquiste de Laval-des-Rapides, a mis le doigt sur un important problème, soit celui de la destruction des dossiers au cours du passage d’un élu à un autre. Il souhaite que, à l’avenir, le gouvernement change cette pratique en obligeant la conservation de ceux-ci.

Il y a plusieurs années, dans l’ancien comté de Shefford, devenu celui de Granby, le député Roger Paré a montré l’exemple. Au moment de sa démission pour cause de santé, le péquiste a confié toutes ses archives politiques à la Société d’histoire de la Haute-Yamaska, à Granby. M. Paré est une inspiration.

Roger Paré était un député modèle. Un jour, un collègue libéral a dit à l’Assemblée nationale qu’il n’avait qu’un seul défaut : celui de ne pas appartenir au bon parti politique.

Il est décédé à Laval le 27 mars 1995, à l’âge de 48 ans et 1 mois. Il est inhumé au cimetière Monseigneur-Pelletier à Granby.

Benoit Voyer, Sainte-Thérèse

Aprendemos español!

Cette lettre répond à une autre publiée dans cette page mardi.

Je suis essentiellement d’accord avec M. Janvier, qui déplore la piètre qualité du français parlé et écrit dans la Belle Province, même si je crois qu’il exagère un peu en affirmant que les Québécois de 17 ans ne maîtrisent guère mieux le français que les enfants de 10 ans dans l’Hexagone. Et je suis d’accord avec le fait que le temps alloué à une langue étrangère est autant de temps perdu pour l’enseignement de notre langue maternelle.

Cela dit, il me semble que nous devrions mettre l’accent sur l’espagnol pour l’apprentissage d’une langue seconde, puisque l’anglais est omniprésent en Amérique du Nord. L’anglais est partout : nous côtoyons régulièrement des anglophones, il est impossible de ne pas le voir sur l’internet, à la télé, sur les affiches, sur les modes d’emploi, etc. Donc, nous n’avons pas à aller vers l’anglais, c’est l’anglais qui vient à nous. Pour ce qui est de l’espagnol, c’est différent.

Les Québécois sont déjà les plus bilingues en Amérique du Nord. Nous avons la chance d’ajouter une corde à notre arc en apprenant l’espagnol. Ainsi, nous pourrions peut-être devenir les plus trilingues au monde. Pour obtenir un bon emploi et être en mesure de communiquer avec des dizaines de millions d’hispanophones, nous devrions maîtriser cette langue : cela nous conférerait un véritable avantage, sans compter que l’apprentissage d’une langue nouvelle active des circuits neuronaux qui s’avèrent utiles pour l’apprentissage de connaissances connexes – trucs mnémotechniques, polyvalence. Donc, aprendemos español! (Apprenons l’espagnol!)

Paul-André Allard, Montréal

Aussi dans Courrier des lecteurs :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!