L’indigne voisinage de symboles

L’indignation des vétérans est profondément ridicule. Pourquoi un logo ou un symbole, si honorable soit-il, ne pourrait-il ou ne devrait-il supporter la présence d’un autre symbole? La fleur de lys constitue-t-elle un ombrage «indigne»? À côté de cette digne fleur de coquelicot, pourquoi faudrait-il interdire le port de la boutonnière de membre de l’Assemblée nationale, de l’insigne de l’Ordre national du Québec ou de l’épinglette de l’Ordre du Canada, l’épinglette du drapeau canadien? À quand l’interdiction de placer le drapeau du Québec à côté de celui du Canada?

En tout respect pour les anciens combattants, le monde n’arrête pas de tourner en novembre, et les autres fiertés ou marques d’honneur n’ont pas l’obligation de s’évanouir à ce moment-là.

Patrice de la Brosse,
Saint-Antoine-de-Tilly

Les enfants ont besoin de bouger!

Je suis enseignante au primaire et mère de deux jeunes enfants. Je suis troublée en pensant que mon aînée entrera dans le système scolaire l’an prochain.

Selon moi, la majorité des enseignants sont très dévoués et dynamiques. Cependant, ce qui m’inquiète beaucoup, c’est la structure de l’école primaire en général. Il n’est pas naturel pour des enfants si jeunes de rester aussi longtemps assis sur un banc d’école. Les enfants sont débordants d’énergie, et c’est une force qu’il faut encourager et non écraser. Ils ont besoin de bouger, de passer beaucoup de temps à l’extérieur et, surtout, de profiter des rayons du soleil. On parle souvent de dépression saisonnière chez les adultes, de l’importance de profiter de la lumière du jour. Pourtant, les jeunes passent presque la totalité de leur journée entre quatre murs. C’est très grave, particulièrement en hiver. Ils arrivent en classe au lever du soleil et, lorsqu’ils quittent l’école, il fait déjà nuit. Même moi, adulte, je peine à rester assise à l’intérieur toute une journée. Je ne trouve pas étonnant qu’autant d’enfants éprouvent des troubles de comportement, de concentration et d’hyperactivité.

Mon mari a grandi en Roumanie. Là-bas, l’horaire de l’école primaire était de 8 h à midi, incluant deux périodes d’éducation physique par semaine et une récréation quotidienne de 15 minutes à l’extérieur. Pourtant, lorsqu’il est arrivé ici à 15 ans, il était en avance, académiquement parlant, d’au moins deux ans. Je ne suggère pas que l’école finisse à midi, mais il y a moyen d’intégrer au programme du primaire plus de temps pour bouger dehors, dans la nature, et de pratiquer un sport, sans pour autant sacrifier les matières académiques.

Les heures passées sur un banc d’école sont vraiment trop longues. Considérant qu’il y a un gros problème d’obésité chez les jeunes, que le taux de décrochage scolaire est très élevé et que les troubles de comportement et d’hyperactivité sont alarmants, il faut se questionner, car les enfants ont besoin de bouger.

Joanne Bonnici

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