Comment exprimer toute ma peine?

Je voulais partager avec vous ma peine en ce moment difficile pour toute la société.

J’ai toujours eu de la facilité à exprimer mes émotions, à formuler mes opinions et à faire des commentaires, mais devant un tel drame, je suis sans mot. Comment expliquer l’inexplicable? J’imagine la peur dans les yeux des petits enfants, la douleur foudroyante des parents, l’angoisse et le désarroi de tous ceux qui sont touchés de près ou de loin, et j’ai le souffle coupé. Toutes ces innocentes victimes, tous ces témoins directs d’une horreur sans nom qui viennent d’être privés à jamais de l’insouciance de l’enfance… Les dommages psychologiques seront tellement profonds, peut-être même irréversibles.

Comme témoins se trouvant à des centaines de kilomètres du drame, que pouvons-nous faire sinon essayer de faire du bien autour de nous et de faire preuve de compassion envers les gens qui nous entourent? Que pouvons-nous faire sinon réfléchir chacun dans son coin sur ce que nous pouvons changer en tant que personne pour influencer positivement notre entourage et notre milieu de vie?

Il est urgent de retrouver nos valeurs et de retourner au vrai sens de la vie : parler avec compassion et empathie à nos familles et à nos amis, rejeter tous les gestes de violence dont nous sommes témoins, mettre un terme aux réflexes de haine en ouvrant les discussions et les dialogues. Tendons la main à notre prochain… et disons-nous qu’un tel drame ne doit plus jamais se produire! Quand allons-nous comprendre que l’on ne touche pas à des enfants? Je vous invite à aimer profondément et sincèrement vos enfants. L’amour pour combattre la haine est la seule avenue possible. Quelle tristesse!

Francine Laplante, Laval

Lorsque les enfants meurent au bout du fusil

La société américaine a toujours été empreinte d’immobilisme social et politique.

La toute dernière des tueries dans la longue liste marquant l’histoire récente des États-Unis, celle de l’école élémentaire Sandy Hook, dans la tranquille ville de Newtown, au Connecticut, est sans aucun doute la plus tragique, car elle a touché de petits êtres innocents, et marquera l’histoire de ce pays pendant très longtemps.

Plus que jamais, le temps est venu pour les Américains de reposer la question de la possession des armes à feu qui, depuis le début de l’union, est un droit quasi inaliénable sanctifié par le deuxième amendement de la Constitution américaine – un article qui a été édicté dans la foulée de la lutte pour l’indépendance contre l’empire britannique au XVIIIe siècle et qui s’avère, à notre époque, totalement dépassé.

Avec l’amélioration technologique des armes à feu, qui peuvent propulser des dizaines de projectiles à la seconde, la concentration de la population dans de grandes agglomérations urbaines, la précarité économique faisant sombrer plusieurs personnes dans le désespoir le plus profond, le risque de tels massacres perpétrés par des individus à la santé mentale fragile avec un fusil à la main ne peut qu’augmenter. En fait, il s’agit de la 31e tuerie depuis 1999.

Le peuple américain se doit de rentrer dans une nouvelle ère de sagesse populaire, car les vies perdues de 20 enfants ne peuvent justifier aucun droit constitutionnel…

Jimmy St-Gelais

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