Idées pour le sommet?

Cette lettre réagit à la chronique de Patrick Déry publiée dans cette page jeudi dernier.

J’ai été outré par la démagogie dont vous avez fait preuve dans votre chronique. Sans repasser par la liste complète, relevons ceci : dans votre point 1, vous établissez un lien entre les «futurs riches» et «investir massivement dans le décrochage scolaire». Comme s’il était impossible d’imposer les «futurs riches» quand ils seront riches, via l’impôt? Comme si l’argent que les familles allaient payer aux recteurs représentait une économie pour l’État? Et que le gouvernement allait investir cet argent dans le décrochage scolaire?

On sait qu’entre 2007 et 2012, alors que les frais de scolarité ont augmenté de 30 %, la part de l’enseignement (qui n’occupent déjà que la troisième place dans les budgets des universités) a diminué au détriment de l’immobilier (première dépense) et surtout… de la «gestion».

Sans compter que la somme astronomique de 1 G$, que vous sortez de votre chapeau, est loin même de l’augmentation de 82 % de Charest.

Pour ce qui est du salaire des recteurs, bien sûr que c’est une «goutte d’eau». Le problème n’est pas là. Il s’agit de :

1) l’ensemble des conseils d’administration (vice-recteurs, doyens, etc.);

2) des primes de logement, de déplacement, de «rendement», de départ, des pensions, des voyages à l’étranger (comme au Brésil) pour recruter des étudiants étrangers et autres bonus en tous genres de ce beau monde;

3) de la gestion désastreuse de plusieurs d’entre eux (Îlot Voyageur, gare de triage, 1420, Mont-Royal, hôpital universitaire de McGill, etc.);

4) du fait que ces montants ont tous été indécemment augmentés, année après année, au moment même où les recteurs exigent une plus forte contribution financière, à la fois des familles et de l’ensemble des contribuables.

Quand on demande des sacrifices aux autres, il faudrait au moins donner l’exemple et non s’en mettre plein les poches.

Pierre Lagassé, Saint-Basile-le-Grand

À vous et à votre journal

À vous qui, dans quelques minutes, laisserez votre journal sur le banc du métro une fois arrivé à votre destination, je vous dis merci. Merci de ne pas jeter votre journal par terre.  Merci de penser à moi, alors que je pourrai profiter de la lecture de votre journal au moment où je prendrai possession de votre banc à la station suivante.  Ironiquement, merci, car je pourrai même profiter de la lecture de ce texte que j’ai moi-même écrit, question de m’assurer que j’ai été publié.

Malheureusement, ça ne se passera pas ainsi. J’ai déjà tout ce qu’il me faut pour m’occuper jusqu’à ma destination et, pour tout vous dire, tout ce dont j’ai besoin lorsqu’un siège se libère, c’est qu’il soit libre. Puisque j’aime bien conserver mes pantalons propres et que mes mains seront pleines, vous me forcerez alors à manquer à une règle élémentaire de civisme. Vous avez compris, c’est moi qui jetterai votre journal par terre. Heureusement, il n’est pas trop tard pour m’éviter ce problème puisque votre journal est encore entre vos mains, vous êtes en train de me lire! En personne intelligence que vous êtes, vous conserverez donc votre journal, et vous le déposerez dans les bacs de récupération situés à la sortie du métro. Une dernière fois merci.

Ce ne sont pas tous les gens qui aiment faire don de leur journal comme vous qui lierez ce texte, soit par choix, soit par désoeuvrement. Je suggère alors cette petite campagne publicitaire aux gestionnaires de la STM : une affiche représentant un banc libre où un journal sans propriétaire a été déposé, avec la mention :
«Je suis un banc et non une poubelle.»

Pierre Gratton, Montréal

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