Coddy et la force du CH

Son nom est Coddy, un grand jeune homme à l’aube de ses 18 ans, un fan fini des Canadiens comme la plupart des garçons de son âge. Ce qui distingue Coddy des autres jeunes, c’est ce maudit cancer qui a, un jour de décembre 2010, décidé de prendre possession de sa tête… Coddy est atteint d’une tumeur cérébrale qui menace à tout instant sa vie.

Comment croire et espérer quand on vit avec une bombe à retardement dans la tête qui menace d’exploser à tout moment? Comment accepter l’inacceptable, vivre avec l’invivable, comment trouver la force de continuer, d’affronter quotidiennement la souffrance, comment expliquer cette force démesurée, cette résilience déconcertante?

Lundi soir, Coddy a oublié. Hier soir, Coddy est redevenu le jeune fan fini des Canadiens, assis au milieu de cette foule venue acclamer ses idoles, Coddy était comme tout le monde. Portant fièrement le chandail 27 de son joueur préféré, Galchenyuk. Savourant pleinement son hot-dog, il avait repris le contrôle de sa vie l’espace d’un instant.

Spectatrice privilégiée de ce moment magique, je ne peux que louer le travail exceptionnel de toute l’équipe du Canadien de Montréal, qui, sans que l’on ne demande rien, a déployé le tapis rouge afin de permettre à mon jeune ami d’oublier… Accueil-surprise au resto, visite du Centre Bell, visite du salon des anciens, photos avec des anciens joueurs, photo avec la bague de la Coupe Stanley de M. Nilan et rencontre avec le joueur vedette Brandon Prust. Ils nous ont même donné d’autres sièges afin de s’assurer du confort de mon jeune ami. De la classe avec un grand C, autant du côté de la haute direction que des joueurs, en passant par les placiers.

Malheureusement, nos Glorieux ont subi une défaite, mais je peux vous assurer que moi, j’ai été témoin d’une grande victoire, une victoire d’équipe, avec une grande équipe! L’espace d’une soirée, nous avons réussi à mettre K-O le cancer sans lui donner une seule chance de gâcher le moment présent.

Comment expliquer la puissance du Canadien… Aucune explication rationnelle n’est nécessaire quand les gestes viennent du cœur. Il y a des choses qui s’achètent et d’autres qui se vivent… et eux, ils ont bien compris ce principe.

Mon ami Coddy a vécu une soirée mémorable, et cela, ça ne s’achète pas!

Francine Laplante

Mépris après l’attentat de Boston

À moins de 24 heures des événements de Boston, quatre personnes me parlaient déjà des «maudits voilés», des «maudits arabes»… Woh la! Est-ce que j’ai entendu les mêmes bulletins d’information qu’eux? J’ai entendu un président dire qu’ils trouveront les coupables. Il ne pointait personne du doigt!

Mes interlocuteurs m’ont bien déçu d’avoir lancé la première pierre… Comme si ils en voulaient à une nation entière pour l’affaire du 11 septembre 2001. Je trouve plausible que cet attentat ait un rapport avec une protestation sur les restrictions des armes aux États-Unis.

Mon réel questionnement est : comment ça se fait que nous, à Montréal, on va jusqu’à mépriser la différence à ce point! Oui, les femmes voilées sont différentes des autres… Pis après? Qu’il y ait un malaise, ça passe toujours… Mais qu’on se serve de n’importe quelle bombe 12 ans après un attentat terroriste dans un autre pays… je ne suis pas d’accord!

Et vous savez quoi? Si on s’informe un peu, on peut se poser la question… Les musulmans sont-ils vraiment derrière tout cela?

Alexandre boucher, Montréal

Aussi dans Courrier des lecteurs :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!