Le prix de l’éducation

On ne peut pas dire que le rassemblement VERT des étudiants «responsables» a réuni beaucoup de monde. Quand elle est apparue à TLMP, il y a quelque temps, leur «représentante» a surtout parlé d’elle et de sa frustration de ne pas pouvoir poursuivre «ses» études.

On comprend mieux alors que de tels étudiants et étudiantes, moulés dans le modèle néolibéral de compétition et de recherche individuelle d’épanouissement, se soient tournés vers les tribunaux.

Leur absence de souci face à la responsabilité collective d’offrir une éducation non marchandisée fait contraste avec la préoccupation sociale de dizaines de milliers d’étudiants regroupés dans les trois fédérations étudiantes.

On peut se demander si les tribunaux ont vraiment rendu justice aux étudiants et à la société québécoise en rendant un jugement favorable aux défenseurs
de la hausse. Les injonctions accordées rejoignent les visées du gouvernement Charest et ses politiques d’utilisateur-payeur.

Pour les tenants de cette idéologie, l’éducation postsecondaire n’est qu’une des nombreuses denrées ou services que doivent se payer celles et ceux qui en ont besoin.

Heureusement que les jeunes nous rappellent, en prenant la rue, qu’il y a des valeurs collectives qui n’ont pas de prix!
Normand Breault, Montréal

Scolarité et Plan Nord

Les libéraux de Charest croient dur comme fer à la pertinence de la hausse des droits de scolarité, tout comme ils mettent leur confiance dans la rentabilité de leur Plan Nord, censé rapporter à l’économie québécoise, selon des estimations plus qu’optimistes de la firme Secor, près de 150 milliards de dollars et plus de 20 milliards en revenus fiscaux, sur 25 ans.

Or, pourquoi défendre avec une telle insistance l’augmentation des droits universitaires si le Plan Nord doit rapporter autant que le dit le gouvernement? Un montant qui comblerait ce dont les universités ont besoin et plus encore.

De quoi faire douter de la bonne foi des libéraux.
Jimmy St-Gelais, Saint-Jérôme

Je veux devenir «coach»

Maintenant que cette saison désastreuse du Canadien est terminée et qu’il ne reste qu’à congédier Randy Cunneyworth, je veux soumettre ma candidature comme entraîneur.

Je suis un partisan du Canadien depuis 1978 et je pense que je serais le candidat idéal. Je suis trilingue (anglais, français, grec), je suis beau en cravate et
photogénique en plus.

Je ne connais rien à l’entraînement, mais peu importe. Je vais être magnifique avec les médias, parce que c’est ça la qualification nécessaire, n’est-ce pas? On va amener des journalistes grecs en plus pour que je puisse blasphémer dans ma langue maternelle après chaque défaite. En concluant, je sais que coach en français n’est pas «coach», mais entraîneur.
Jimmy Metaxas, St-Laurent

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