Gardons BIXI!

M. Laurent Lessard, ministre des Affaires municipales,

Peu à peu, les rumeurs sur la vente des activités internationales de BIXI se confirment, et nous en sommes fort préoccupés. Depuis sa conception par le réputé designer Michel Dallaire jusqu’à sa construction par DeVinci au Saguenay, en passant par son entretien par CycloChrome, BIXI est devenu un fleuron de l’ingéniosité montréalaise et québécoise. C’est pourquoi nous croyons qu’il est impératif de conserver l’ensemble des opérations de BIXI à Montréal et au Québec.

Nous vous rappelons que le système de vélos en libre-service génère 450 em­plois directs chez BIXI et les sous-traitants qui en fabriquent les différentes composantes, en plus d’avoir contribué à la mise en place d’une entreprise d’économie sociale (CycloChrome). À cela s’ajoutent les bénéfices pour la santé des utilisateurs, car BIXI rend les gens plus actifs. À Montréal, si BIXI n’existait pas, seule­ment 3% de ses usagers se déplaceraient à vélo. Sur le plan touristique, BIXI fait dorénavant partie de l’expérience montréalaise; il est devenu, pour les visiteurs, une nou­velle façon de découvrir la ville. Force est de constater qu’il s’agit là d’une contribution québécoise tangible à l’offre de service en mobilité durable.

S’il est vrai que l’opération annuelle de BIXI à Montréal demeure un défi, les revenus qui découlent de ses activités internationales nous apparaissent néanmoins comme une façon naturelle d’assurer la viabilité et le développement de BIXI à Montréal, en plus d’en permettre l’exportation dans les grandes villes du monde.

Selon la position du gouvernement, les activités internationales de BIXI contreviendraient à la Loi sur les cités et villes.C’est pourquoi nous vous demandons d’exercer votre leadership et de proposer aux membres de l’Assemblée nationale de donner à Montréal un peu de flexibilité, comme ç’a déjà été fait par votre gouvernement, à Québec, dans le dossier de l’amphithéâtre.

BIXI fait la fierté de Montréal et du Québec. Une solution s’impose donc afin de le conserver entièrement  chez nous.

Suzanne Lareau, Vélo-Québec; Luc Rabouin, Centre d’écologie urbaine de Montréal; Benoît Robert, Communauto; Clément Demers, Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal; Florence Junca-Adenot, Département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM; Nancy Neamtan, Chantier de l’économie sociale; Sydney Ribaux, Équiterre; Suzie Pellerin, Coalition québécoise sur la problématique du poids; Charles Lapointe, Tourisme Montréal; et Coralie Deny, Conseil régional de l’environnement

Prendre soin de notre recyclage

J’étais très contente de voir la photo du maire François Croteau avec les nouveaux îlots de récupération sur le boulevard Saint-Laurent dans Métro vendredi. Par contre, je trouve ça malheureux qu’il ait choisi de recycler un objet non recyclable sur la photo : une tasse de café de McDonald’s.

Un des problèmes avec la collecte sélective, c’est que les gens ne savent pas quels objets mettre au recyclage et quels objets mettre dans la poubelle. Au centre de tri, un endroit que j’ai visité plusieurs fois avec mes élèves, j’ai constaté les problèmes que cela peut entraîner pour les employés et les machines.

Une tasse de café jetable n’est pas recyclable, car elle est composée de plus que du papier (normalement de la cire à l’intérieur). De plus, elle a contenu du café, qui coulera sur les autres matières dans le bac, les salissant et les rendant elles aussi non recyclables. Par ailleurs, le couvercle est fait en plastique no 6, qui n’est pas non plus recyclable.

À mon école, je tente de sensibiliser les élèves et mes collègues à l’ABC du recyclage. J’ai pensé partager cette information avec vos lecteurs aussi.

Lindsay Gallimore

Aussi dans Courrier des lecteurs :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!