L’Afrique africaine

Cette lettre réagit à la chronique de notre collaborateur Antoine Char intitulée «Combines constitutionnelles africaines» et publiée lundi.

Ce qui est à l’honneur au Burkina Faso, ce ne sont point les combines constitutionnelles africaines, mais bien la maturité politique du peuple burkinabé. Au Burkina Faso, on assiste à l’expression de cette Afrique championne de l’abnégation, qui refuse de baisser les bras et qui, chaque jour, se prend davantage en main. Certes, par leurs comportements, certains dirigeants africains contribuent à la stigmatisation du continent. Mais non, l’Afrique ne saurait être réduite aux simples égarements de certains hommes d’État illégitimes. Car l’Afrique «africaine» dit non à la corruption. Elle rejette l’immobilisme politique et prône l’intégrité de ses élites. L’Afrique africaine dit «assez!» au pillage de ses ressources et refuse qu’on touche à ses acquis. Ce qui rejaillit du Burkina, c’est cette Afrique qui, malgré les difficultés quotidiennes que vivent ses populations, lève la tête et marche fièrement vers l’avenir. Avec l’exemple de la «Patrie des hommes intègres», les peuples africains disent qu’ils ne sont ni dupes ni passifs. Et que leur patience a bien une limite. La «seconde révolution burkinabée» nous enseigne que l’Afrique africaine est consciente de ses droits et devoirs. D’ailleurs, elle l’a toujours été. À la différence qu’aujourd’hui les peuples africains demandent haut et fort que leurs droits soient respectés. En effet, «L’Afrique en a marre, marre, marre!» Au-delà donc des combines constitutionnelles, saluons l’Afrique africaine en mouvement!

Nomo Mvilongo Sylvain

Austérité, M. Couillard?

Depuis des mois, les Québécois sont bombardés par le gouvernement Couillard d’une salve de mesures d’austérité marquées par la perspective du sacrosaint équilibre budgétaire. Toutefois, alors que ce gouvernement a décrété un gel d’embauche dans la fonction publique, nous apprenons qu’un nouveau poste a été créé au ministère du Tourisme afin de réaffecter l’ex-responsable des communications du gouvernement Charest, Marie Claire Ouellet, qui gagnera 190 840 $ annuellement.

Et pour se sortir de cet imbroglio plutôt gênant, le porte-parole du ministère du Tourisme, Denis Simard, allègue que ce nouveau poste n’est pas «additionnel» puisque Mme Ouellet est déjà une employée permanente faisant partie des effectifs et que «le gel d’embauche n’empêche pas les mouvements de personnel entre ministères».

Avec une telle «logique», la porte est ouverte à la réaffectation des ti-z-amis du PLQ, une stratégie partisane scandaleuse à laquelle nous a habitués le Parti libéral depuis des décennies, et surtout qui vient entacher sérieusement la crédibilité du régime d’austérité auquel le gouvernement Couillard nous incite à participer avec tant d’acharnement depuis des mois… Pour l’austérité, on repassera, M Couillard!

Henri Marineau, Québec

Aussi dans Courrier des lecteurs :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!