Quelle différence?

L’intervention militaire canadienne en Irak doit cesser, et il ne faut pas surtout pas s’engager en Syrie. En priorité: l’aide humanitaire aux populations en détresse. Il faut, en même temps, se concentrer sur une solution politique et non militaire. Je n’arrive pas à comprendre quelle différence il y a entre tuer quelqu’un en le ciblant du haut des airs ou en l’exécutant froidement comme le fait l’EI.

Marys Azzaria

Le cancer de la médecine de famille

Avec toutes les mesures du projet de loi 20, j’imagine que le fameux médecin de famille que le gouvernement du Québec m’a demandé de trouver par moi-même ne viendra pas. J’aurai probablement le temps d’obtenir mon diplôme avant d’avoir ma première consultation médicale avec un omnipraticien dans le contexte d’un bilan de santé annuel. Je suis un Québécois sans Médecin de Famille – et ma santé est à risque.

Le gouvernement du Québec se vante d’offrir un système de santé «gratuit» à tous les Québécois, mais je doute fortement qu’il le fasse vraiment. Sans médecin de famille pour compléter un bilan de santé et faire un bon suivi, je ne serai probablement pas en mesure de détecter un problème de santé avant que celui-ci soit grave. Je serai alors dans l’obligation de me rendre dans les salles d’urgence et d’attendre des heures interminables pour rencontrer un médecin de famille qui, malgré ses capacités quasi surhumaines, est incapable d’offrir plus de disponibilités pour ses patients – sans parler d’en accepter quelques-uns de plus – parce qu’il doit passer d’innombrables heures dans les centres hospitaliers chaque semaine, victime des listes de garde, dépassant de loin les 12 heures nécessaires pour rester à jour avec les nouvelles pratiques médicales.

Et n’oublions pas que des médecins de famille expérimentés et compétents doivent aussi – en plus de faire leurs heures d’hôpital et de suivre leurs patients – participer à l’éducation médicale des futurs médecins de famille, c’est-à-dire les étudiants et les résidents médicaux.

Selon moi, il semble que le temps n’est pas opportun pour effacer notre système de santé et en écrire un nouveau qui ne répond pas du tout aux besoins des Québécois. Dans une société moderne, tout le monde devrait avoir accès à un médecin de famille – pas seulement ceux et celles qui sont en mesure de payer pour la pratique privée. Une personne âgée, un enfant, une femme, un homme – sans médecin de famille, ils sont tous à risque.

Dans ce contexte, c’est notre devoir de préserver notre système de santé et d’y faire quelques petits ajustements pour libérer nos omnipraticiens et leur permettre de faire ce qu’ils savent faire comme personne d’autre.

Maxime Masson, Étudiant en médecine, Université McGill

Chère Austérité

Nous vous envoyons cette lettre parce que vous nous donnez beaucoup de soucis. Nous sommes venus au Québec pour vivre tranquilles. Nous n’avons pas encore trouvé cette tranquillité à cause de vous. Nous souffrons de vos coupes.

Nous sommes tendus, inquiets, apeurés, stressés, confus, déprimés, fâchés, anxieux, tristes, découragés, frustrés, égarés, perdus,
choqués et… nous nous sentons condamnés.

Nous croyons que vous n’êtes pas la bonne solution. Allez donc voir du côté des banques, de la haute hiérarchie et des grosses entreprises.

Line St-Germain et le collectif Les bâtisseurs unis, des apprenants en alphabétisation du CRÉCA

Aussi dans Courrier des lecteurs :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!