Départ massif d’infirmières à la retraite, situation prévisible?

Ce départ massif est prévisible, puisque depuis 30 ans, les infirmières sont les mal-aimées du système de santé. Elles sont pourtant essentielles à son bon fonctionnement.

Les modifications proposées aux régimes de retraite sont probablement et sûrement la goutte qui a fait déborder le vase. Le RREGOP dans sa forme actuelle conduit inévitablement à l’appauvrissement systématique de ces futures retraitées. Les années travaillées et obligatoirement cotisées entre 1982 et 2000 sont à indexation nulle, et les années de 2000 et plus sont indexées à 50 % de l’IPC. Une situation qui ne peut que conduire à une perte du pouvoir d’achat dès la prise de la retraite.

Pourquoi alors travailler deux ans de plus? Et pourquoi ce calcul plus pénalisant basé sur les huit années au lieu des cinq meilleures années? À force d’étirer un élastique, ce dernier vient à casser! Faut-il s’en surprendre?

Gaétan Morneau, retraité

Quelle option face aux coupes?

Monsieur le premier ministre,

Monsieur Couillard, dans le cadre du premier anniversaire de votre gouvernement, vous avez parlé de soutenir la qualité de vie des citoyens du Québec. Pouvez-vous m’expliquer en quoi couper les ressources des personnes bénéficiaires de l’aide sociale qui entreprennent un traitement pour une dépendance pourrait aider les citoyens du Québec?

C’est bien la décision que s’apprête à prendre le ministre Hamad dans la foulée d’une révision réglementaire préparée par M. Blais dans le cadre de la modification du règlement sur l’aide aux personnes et aux familles.

Notre organisme, Dianova, ne bénéficie d’aucun programme de soutien aux organismes communautaires et laissez-moi vous expliquer quelles mesures d’ajustement sont à ma disposition :

– Fermer notre centre de traitement en congédiant 20 employés et en laissant sans réponse les personnes qui s’adressent à nous chaque jour ainsi que leurs familles.

– Réduire les salaires de mon équipe de 25 %, soit l’équivalent de la coupe envisagée, et ramener tout le monde au salaire minimum légal en espérant que la grande âme de mes employés leur permettra de poursuivre la mission d’assistance malgré leur propre précarité économique.

– Réduire le nombre de places de traitement et donner priorité aux mieux nantis, capables de payer un traitement de 2 800 $ par mois, prix somme toute très économique au regard du coût des services carcéraux et hospitaliers. Sauvegardant ainsi la dignité de deux tiers de nos intervenants qui, par ailleurs, ne bénéficient d’aucun régime d’assurance privée.

Au vu de ces énoncés, je ne vois là pour les 2 000 collaborateurs œuvrant dans quelque 90 centres de traitement des dépendances au Québec, aucun signal de sensibilité sociale ni de sens économique. Au contraire, comme contribuable, je m’inquiète du coût direct de cette mesure ayant comme objectif annoncé une économie de 6 M$ par an.

Dianova reçoit un millier de demandes par années. Quelque 200 personnes sont accueillies en traitement dans notre centre de Terrebonne.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur le premier ministre, l’expression de mes salutations distinguées.

Bruno Ferrari, directeur général, http://www.dianova.ca

Aussi dans Courrier des lecteurs :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!