L’Assemblée nationale, dites-vous?

L’Assemblée nationale, ou encore l’hôtel du parlement, appartient d’abord et avant tout à l’ensemble des Canadiens et Canadiennes. J’en suis un, je suis citoyen canadien, donc j’ai ma part moi aussi dans ce respectable et honorable hôtel du parlement.

L’irruption, à moitié nue, d’une femme, peu importe son appartenance, lors de la conférence de la ministre de la Culture, est une action, selon moi, à condamner vigoureusement. Au-delà du fait qu’il existe sans nul doute des failles importantes dans le système, cette intruse est venue perturber l’ordre et la sécurité dans ce haut lieu symbolique et représentatif d’un grand peuple, mais a en plus sali notre image de marque et a perturbé et dérangé notre intimité nationale et familiale en se dénudant, sans aucune retenue, face aux personnes présentes et aux caméras.

Posons-nous une seule question : est-ce que le fait de se dénuder dans le lieu public le plus représentatif de la nation est un acte de bravoure et de progrès humain?

Si de tels comportements sont «encouragés» et considérés comme des libertés individuelles, donc tolérés, moi et mes semblables les vomissons fortement.

Cette femme se devrait de choisir d’autres moyens pour passer son message. Elle sait parfaitement qu’une fois à l’intérieur du parlement, elle est aussi dans mon salon, dans ton salon et dans le salon de tous les Canadiens. Elle nous doit donc du respect. Elle doit comprendre que sa liberté à elle doit s’arrêter où commence celle des autres.

J’appelle de toutes mes forces les responsables habilités à prendre des décisions justes et équitables pour qu’ils exigent de cette intruse ainsi que de ses complices éventuels, qu’ils rendent des comptes à la suite de cette incursion et condamnable et de cette indigne exhibition, au vu et au su de tous, à l’intérieur même de notre grande et respectable Assemblée nationale.

Ahnif Azène Moussy

La logique de la consigne

C’est à pleurer d’entendre tous ces politiciens, chroniqueurs, animateur radio pressés d’aller, eux-mêmes, en personne, porter leur petit trésor de bouteilles vides au commerce et s’assurer qu’il arrive à bon port. Savent-ils qu’au prix du verre, un retour d’une douzaine de bouteilles de vin – qui seront ultimement concassées – ne vaudra pas plus que quelques sous?

Quel que soit le montant auquel on fixerait une éventuelle consigne, la valeur de la bouteille vide n’excédera jamais ce que l’industrie du verre est prête à payer pour celle-ci. La bouteille de vin, à un poids moyen de 500 g vaut réellement 0,0075 $ quand on en obtient le meilleur prix, soit 15 $ la tonne.

Récupérerait-on 100 % du verre de toute provenance (244 000 tonnes) pour en obtenir le prix reflétant la plus haute qualité (30 $ la tonne), on en obtiendrait moins de 8 M$. Un dollar par citoyen pour toute sa consommation de verre annuelle!
Pensons au temps et aux déplacements de chacun, à la rémunération des employés, à l’aménagement des locaux, au transport et au carburant supplémentaires requis pour cette gestion parallèle. Le tout pour une ressource qui sera au final concassée et revendue pour deux fois rien. Ces allées et venues prennent un peu de sens s’il y a réutilisation comme pour la bière, mais ce ne peut être le cas.

Si le but est d’éviter l’enfouissement, il faut penser à des débouchés lourds. L’intégration dans le béton, en remplacement du sable et du gravier, la production de laine minérale…

Si Québec nous lance dans la consigne, à défaut d’enfouir nos bouteilles de vin vides, autant creuser un trou et y pelleter quelques millions collectivement chaque année. À bien y penser, on n’est pas loin de la même logique, du même calcul qui nous amène à acheter une énergie éolienne vouée à être revendue à perte année après année.

Raymond Lavoie, Ville LeMoyne

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