Fierté nationale, où es-tu?

J’arrive d’un tournoi international de combat médiéval. J’accompagnais, en tant que chercheuse, l’équipe québécoise. Ça fait déjà cinq ans que le Québec y participe, il fait même figure de pionnier dans ce nouveau sport dans le monde. Et quand je parle de sport, je pèse mes mots puisqu’il s’agit de combattre comme on le faisait (ou presque) au Moyen Âge, en armure véritable et avec des épées, des haches ou des hallebardes en acier. Un sport qui mérite qu’on s’y intéresse vivement.

Cette année, l’équipe du Québec s’est classée dans le top 8 sur 26 pays, et en combat singulier nous avons maintenant une championne qui a remporté l’or et l’argent dans deux catégories sur trois. Là-bas, ce n’est pas le drapeau canadien qui flotte parmi les autres, mais bien le fleurdelisé, et ce, depuis cinq ans. Cette année, remportant pour la première fois une médaille d’or, c’est l’air de la chasse-galerie de la Bottine souriante qui a été désigné et joué en guise d’hymne national. Des milliers d’individus ont été témoins que le Québec existe SANS le Canada. C’est un bon exemple du Québec qui ne se reconnaît en rien dans la culture canadienne. Ils se sont empressés de frapper la mesure avec nous, un grand moment, un moment touchant. Un moment que nous aurions aimé partager avec le reste du Québec… mais voilà, l’ironie est que malgré les nombreux courriels envoyés aux grands médias francophones annonçant notre départ pour ce tournoi et nos succès à notre retour, ce sont des médias anglophones qui ont parlé de notre participation à ce tournoi. Évidemment, ils se sont surtout intéressés au fait que la médaille d’or avait été remportée par une femme, mais n’est-ce pas aussi une grande nouvelle, un grand honneur pour nous Québécois, fidèles défenseurs des droits des femmes?

Même deux semaines après notre retour, on ne parle toujours pas de ces succès impressionnants. Alors que nous avons étonné à l’international, ici rien… pourquoi?

On devrait être fiers, non? Et comme les médias ont été avisés, je ne peux que me demander s’il n’y a pas un manque de bonne volonté, d’audace, de fierté ou bien cette mauvaise habitude d’attendre que le succès québécois soit reconnu ailleurs avant de nous réveiller et comprendre notre valeur.

Marie-France Bonsaint

S.V.P. unissez le centre

Monsieur Mulcair, Monsieur Trudeau. Ces derniers jours, exaspéré par l’arrogance et le mépris du gouvernement conservateur envers la démocratie, envers la vérité, la liberté et la justice, je me disais, un peu amer, que j’aurais dû être fier d’être Canadien il y a 10 ans, avant que les conservateurs ne prennent le pouvoir et ne détruisent pierre après pierre l’idée que je me faisais du Canada. Je suis déprimé devant la possibilité que profitant de la division du vote au centre, les conservateurs réussissent à faire élire un autre gouvernement. Je l’avoue sans aucune gêne, peu importe la qualité de vos programmes respectifs, la qualité de vos aspirants aux postes de députés, votre charisme et vos autres qualités personnelles, aux prochaines élections, je voterai dans ma circonscription pour quiconque aura la meilleure chance de battre le conservateur qui s’y présentera. Si j’ai à choisir entre l’un de vos deux partis, je voterai pour celui dont le chef aura démontré le plus d’ouverture à faire le nécessaire pour qu’une union du centre ou une coalition momentanée Pari libéral-NPD puisse gouverner dans l’éventualité où ni l’un ni l’autre d’entre vous n’aurait obtenu le droit de former le gouvernement. Je vous en conjure, libérez-nous des conservateurs. Faites passer l’intérêt supérieur du pays avant vos intérêts partisans. Montrez-vous prêts à unir vos forces pour nous éviter le pire.

Jean Nolet, Québec

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