Uber et le chaos mondial

Il serait intéressant que les médias qui avancent que les chauffeurs de taxi doivent payer 190 000 $ pour un permis de taxi complètent leurs reportages en nous expliquant comment un chauffeur de taxi moyen peut payer une telle somme à l’aide d’un prêt personnel en plus de l’essence et des réparations d’auto tout en gagnant convenablement sa vie. Ainsi, il est compréhensible que Uber puisse faire fortune à travers le monde avec une population naïve et cupide et ainsi recruter des gens tout aussi naïfs et cupides pour faire du taxi dans l’illégalité par le biais des nouvelles technologies, qui servent à les dissimuler dans la foule en délire de services.

Même le fait que les maires et les élus gouvernementaux prennent le temps d’écouter Uber est déjà une grosse préoccupation pour une population moyennement intelligente, qui pourrait craindre qu’Uber puisse influencer les décisions de ses élus. Il est clair que nos élus ne travaillent pas pour l’intérêt public ni commun mais plutôt pour les riches entreprises et consortiums qui semblent pouvoir acheter ces décisions à peu de frais et ainsi endetter le public comme ils l’ont fait en Grèce, en Islande, en Espagne, en Irlande, au Portugal, etc.

Et que dire des alignements politiques et économiques de nos gouvernements lors de leurs rencontres aux G7, G8, G12, etc., qui finissent par le discours commun de nos élus gouvernementaux en faveur de l’application des mesures d’austérité qui sont en train d’appauvrir les pays mentionnés ci-dessus, et où les médias deviennent les porte-parole qui véhiculent la nécessité de ces mesures d’austérité et qui n’amènent aucune pensée ni mesures alternatives à cette pensée unique. Ces voyages dans les pays du G8 coûtent une fortune aux contribuables, qui doivent ensuite subir ces mesures d’austérité et toutes les décisions prises à ces rencontres, qui ne protègent pas les intérêts de la population travailleuse et pauvre.

Étienne de La Boétie avait déjà vu et dénoncé en 1560 ce comportement humain dans son Discours de la servitude volontaire. Curieusement, les médias ne semblent pas vouloir explorer la façon dont fonctionne encore cette servitude volontaire à la tyrannie économique et politique à notre époque dite moderne pour ainsi assujettir la population, ses élus et ainsi toutes ses structures sociales, politiques et économiques. Ainsi, des fortunes sont gaspillées par des activités et par la pensée unique d’une minorité mâle. Lesquelles? La guerre, les menaces voilées de terrorisme (qu’elles proviennent de l’intérieur ou de l’extérieur des sociétés qu’elles prennent pour cible), les divertissements sportifs abrutissants et les parties de Monopoly économique uniquement destinées à flatter les ego fragiles de cette minorité dominante quasi exclusivement masculine. Cette clique est incapable d’envisager un monde différent, économiquement et politiquement sain, égalitaire et pacifique. Le chaos mondial est entretenu par les intérêts et par la rapacité d’une minorité nantie.

Brian Szczepanik

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