Le village gai se meurt

Quelle tristesse que de déambuler dans le Village, entre les rues Saint-Hubert et Papineau! Les terrasses des restaurants et des bars, aménagées dans cette portion piétonnière de la rue Sainte-Catherine, sont souvent très éloignées les unes des autres, ce qui a pour effet de créer de grands espaces vides.

Et comme deux grands établissements sont fermés (le complexe Le Bourbon, entre Alexandre-de-Sève et Champlain, et le Drugstore, en allant vers l’ouest), on se retrouve avec un Village passablement dégarni. Selon moi, la guirlande des boules roses a fait son temps. Ce qui manque à cette rue piétonnière, c’est de la couleur, du style, de l’élégance.

Il faudrait installer des jardinières, des pots de fleurs, des arbustes… Les quelques œuvres d’artistes, dont cette bizarre cage de cannes mobiles à l’angle de la rue Wolfe, manquent totalement d’inspiration et d’imagination. Selon moi, la présence d’itinérants, encore trop nombreux, et de junkies fait fuir les visiteurs. Qu’attend la Ville pour interdire le vagabondage?

Il faut dynamiser les lieux, animer davantage cette artère. Et pourquoi aménager des terrasses clôturées qui finissent par ressembler à des enclos? Pourquoi ne pas mettre les tables et les chaises carrément dans la rue?

J’arrive de Budapest, où les rues piétonnières Vàci et Listz fourmillent de touristes. Il fait bon s’y promener. Elles sont vivantes et vibrantes de bonheur. On sent une proximité entre les commerces et les piétons. À Montréal, c’est plutôt désolant de marcher dans cette portion de la rue Sainte-Catherine Est. Ça manque de lumières le soir! Ça manque d’étincelles! Ça manque de vie et surtout de belles choses à regarder. C’est une rue froide, inerte.

Le Village gai de Montréal serait-il en train de rendre l’âme? Je crois qu’une remise en question s’impose.

Claude Girard

Priorité au port du casque

Je suis pour le moins étonné par la position de l’organisme Vélo Québec, qui stipule que le port du casque obligatoire n’est pas sa priorité, celle-ci étant plutôt la promotion de la fameuse notion de partage de la route entre cyclistes et automobilistes. De plus la présidente de Vélo Québec confiait dernièrement, dans les médias, que nous devions tirer des leçons de l’accident qu’a subi la journaliste Isabelle Richer, happée par un conducteur de camion à Rougemont en juin dernier.

J’aimerais premièrement rappeler à Mme Lareau que si Mme Richer est en vie aujourd’hui, c’est bel et bien parce qu’elle portait un casque protecteur lors dudit accident. Vouloir mettre à l’avant-plan les vertus du partage de la route entre vélos et autos auprès de la population québécoise est certes louable. Mais voyez-vous, cela me semble irréaliste. Le véritable partage de la route entre automobilistes et cyclistes est du domaine de l’utopie à mes yeux.

Ce qui me semble réaliste par contre est la notion de protection physique du cycliste. Alors rendre le port du casque obligatoire pour tous les cyclistes circulant sur nos routes, voilà la priorité à mettre de l’avant, d’abord et avant tout. Reste au ministère des Transports du Québec à passer à l’acte en ce sens.

Yvan Giguère

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