Tricherie de Volkswagen

Au lieu d’imposer une pénalité de 18 G$US à Volkswagen, je proposerais de forcer la compagnie à commercialiser en Amérique du Nord ses modèles superefficaces : L1 et XL1…! Ça coûterait cher à VW (ce qu’on pourrait considérer comme la «punition»), mais ça serait bénéfique pour les consommateurs et pour l’environnement! Donner 18 G$US au gouvernement, c’est comme pelleter l’argent dans un trou noir…

Mark Kmicikiewicz

Les deux lettres qui suivent font référence à une autre, «Le logo de l’Impact», publiée vendredi dernier.

Une fleur de lys qui rassemble

Un lecteur tente de politiser le logo de l’Impact en l’associant aux «pures laines» et aux «souverainistes». Monsieur Roy, Joey Saputo n’est pas le genre d’homme à se faire imposer quoi que ce soit. Il a donné son aval à la fleur de lys sur le logo de l’Impact en toute connaissance de cause.

La fleur de lys est partie intégrante du logo du club depuis 2002. Pour en connaître la raison, on n’a qu’à se référer au descriptif du club : «Emblème officiel du Québec, symbole historique de la monarchie française, on la retrouve sur le drapeau de notre province. C’est aussi le symbole utilisé par Jacques Cartier lors de son arrivée en Amérique en 1534. La fleur représente le caractère francophone unique de la province.»

Faudrait-il aussi larguer les couleurs des deux autres équipes sportives professionnelles de Montréal (le bleu-blanc-rouge du Canadien et des Alouettes), qui rappellent le tricolore français?

Que dire de la feuille d’érable qui orne les gradins et le logo du Toronto Football Club? N’est-ce pas là un symbole «fédéraliste»? Pourtant, personne ne s’offusque de son utilisation.

Loin d’être «divisive», la fleur de lys réunit les partisans montréalais et québécois de l’Impact. Une foule bigarrée, multiethnique, totalement engagée derrière son club, dans la victoire comme dans la défaite, se presse au stade Saputo.

Plutôt que de soulever des controverses inutiles, M. Roy devrait tourner son indignation vers la couverture médiatique anémique dont souffre l’Impact 11 mois par année.

Dominique Ritchot, Partisane de l’Impact depuis 2001

Un symbole adéquat pour l’Impact

Le drapeau de Montréal serait, selon ce lecteur, plus représentatif que la fleur de lys pour l’Impact. Cela me semble être une très mauvaise idée.

Le drapeau de Montréal représente une réalité dépassée, celle d’un XIXe siècle où la ville n’était peuplée que de Canadiens français, d’Anglais, d’Écossais et d’Irlandais. À se promener dans les gradins, on se rend bien compte que le soccer montréalais vibre autant grâce au soutien des communautés francophones et anglophones qu’à celui des communautés africaine, latino-américaine, italienne ou maghrébine.

Or, la majorité de ces partisans connaissent et utilisent quotidiennement le français. C’est notre langue commune, peu importe notre communauté d’origine. Dans le marché international du soccer, c’est même un atout pour Montréal. Didier Drogba a fait peser le fait français dans la balance lorsqu’il a choisi de poursuivre sa carrière ici. La fleur de lys est donc le symbole parfait pour souligner cette particularité qui fait le charme et l’originalité de notre métropole nord-américaine.

Il faut absolument sortir de cette idée qu’être fier de ses origines équivaut à un désir d’exclusion. Prenons exemple sur nos voisins canadiens qui affichent, sans honte ni complexe, un nationalisme qui se conjugue sans problème avec une ouverture aux communautés culturelles.

Finalement, la dernière fois qu’on a vérifié, personne ne se plaignait à Toronto que les Blue Jays arborent une feuille d’érable rouge sur leur logo…

Alexandre Leduc

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