Fin de la croisade contre les femmes

Cette lettre fait référence à la chronique de Judith Lussier, «Sexy Justin», publiée dans cette page jeudi dernier.

Tout d’abord, je remercie Judith Lussier pour cette excellente rubrique sur le «sex-appeal» du nouveau premier ministre. Le traitement médiatique dont il fait l’objet a le mérite d’être loufoque, quoiqu’il éloigne quelque peu l’attention de son programme politique. Personnellement, j’ai toujours des réserves sur la pertinence de ce dernier, spécialement sur le plan économique. La majorité absolue libérale lui donnera néanmoins toute la latitude pour nous faire connaître son idéologie et ses combats.

En parlant de combat, justement, l’un d’eux semble gagné : celui contre la discrimination faite aux femmes. Car oui, ces 10 ans de règne des conservateurs ont été très néfastes aux Canadiennes. En cause, et pour ne citer que ces enjeux : l’inégalité salariale; les crimes sexuels, particulièrement dans l’armée; et surtout, les disparations et meurtres de femmes autochtones, que Stephen Harper a systématiquement minimisés. Après 10 années de gouvernance de cette administration entre autres pro-vie, le bilan pour la cause féminine est tout simplement calamiteux.

Avec notamment sa promesse électorale de parité, Justin Trudeau fait déjà un pas dans le bon sens. Mais il en faudra beaucoup plus pour remédier au désastre que nous a laissé le gouvernement sortant.

Dimitri Ken

Boulier chinois

Depuis avril 2014, nous sommes gouvernés [au Québec] par un parti qui pense seulement aux petits amis plutôt qu’au bien-être de la population québécoise. Ce gouvernement ne réfléchit que par son boulier chinois. Seules les colonnes de chiffres sont importantes. Aucune considération pour les gens qui voient leurs services amputés pour satisfaire les exigences du boulier.

Pourtant, l’éducation et la santé devraient être au centre de leurs préoccupations. Jamais ils n’ont évalué les options visant à maintenir et à améliorer ces services combien essentiels pour la population qu’ils sont censés représenter.

Que les gens doivent payer pour aller se faire soigner au privé, objectif inavoué de la réforme Barrette, ne pèse pas lourd dans la balance. Que nos enfants soient privés de soutien en éducation ne pèse pas plus lourd. Le compteur en chef ne voit rien dans son boulier chinois qui lui dise de s’en préoccuper, le facteur humain n’existe pas dans cet appareil.

Lui et ses amis ne sont pas affectés par ces coupes, ils ont les moyens de recourir au privé pour subvenir aux besoins des leurs, mais pas la classe moyenne.

Il faut mettre un terme à cette gestion par boulier chinois avant que tout soit détruit ou privatisé au profit des petits amis. Ne venons-nous pas de nous débarrasser d’un gouvernement qui fonctionnait de cette façon [à Ottawa]?

Yves Raymond

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