À propos des taxis…

Cette lettre répond à celle intitulée «Chauffeur de taxi en colère», publiée dans cette page mardi.

Cher M. El Meliani,
Vous semblez oublier le point le plus important : le service de transport public, y compris les taxis, existe pour servir les gens, pas le contraire.

Alors, bien que vous ayez le droit de protester comme vous voulez, je vous conseille de répondre d’abord à la question suivante : pourquoi les gens préfèrent-ils Uber au ser­­vice régulier de taxi? Je suis tenté de vous dire que votre réaction aux mesures que la Ville impose pour vous donner un air plus professionnel fait partie de la réponse.

Vous pouvez bien sûr faire une grève ou entraver la circulation; cependant, ça n’aide pas votre réputation et celle de vos collègues, auprès de clients qui maintenant ont le choix.

En plus, outre la lutte pour un privilège, rien ne vous empêche de devenir un chauffeur Uber et de récupérer vos 50 $. Bien sûr, alors, il faudra offrir un bon service.
Alexandre Maciel

La paix est l’unique solution à la crise des réfugiés

Dans le nord du Liban, par une journée froide et venteuse, j’ai rencontré Ra’ed et sa famille – des réfugiés chrétiens de Syrie. «Depuis trois ans, nous combattons la faim et nous sommes témoins d’atrocités inimaginables», m’a-t-il dit lors de mon dernier passage dans cette région.

Pour le bien de ses enfants, il souhaite désespérément se rendre au Canada ou en Europe, mais en fait, n’importe où fera l’affaire.

Alors que le Canada commence à accueillir 25 000 réfugiés syriens (d’ici la fin de février), il n’y a aucune paix en vue au Moyen-Orient. Vaincre EI ne sera possible que s’il existe une volonté politique d’instaurer une paix durable en Irak et en Syrie.

Est-ce que le Canada et l’Occident pourront accueillir davantage de réfugiés au cours des prochaines années? Est-ce que la communauté internationale sera en mesure de continuer à porter secours aux millions de nouveaux réfugiés qui se trouvent toujours au Moyen-Orient? Certains pays, comme le Liban et ses 1,4 million de réfugiés, et la Jordanie qui en a un million de son côté, ont déjà atteint leur pleine capacité. Les camps de réfugiés sont bondés et misérables. Les pays d’accueil sont à bout de ressources – et de patience.

La paix et la stabilité sont les seules solutions durables.

Quoi qu’il en soit, le processus de paix est influencé par l’horrible vérité : la guerre est rentable pour les pays dotés de puissantes industries d’armement. La suprématie du pétrole et la manipulation sont aussi en jeu. Le conflit qui persiste entre les musulmans chiites et sunnites pour contrôler la région constitue un autre facteur d’importance. Sans oublier la Russie et les États-Unis, qui essaient de reprendre leur ascendant sur la région… Et il semble que cette quête de suprématie politique ira en s’intensifiant au cours des années qui viennent, au détriment de ceux qui se retrouvent en plein centre du conflit.

Le pape François a répété en de nombreuses occasions ces derniers mois que les dirigeants politiques semblent plus intéressés par le pétrole et l’armement que par le bien-être des populations.

Au Canada, bien que le nouveau gouvernement fasse un pas dans la bonne direction en accueillant un nombre croissant de réfugiés et en cessant les frappes aériennes en Irak et en Syrie, le véritable test se situe dans la façon dont le premier ministre Trudeau relèvera l’impérieux défi d’instaurer une paix durable au Moyen-Orient et ailleurs.

Pendant ce temps, plusieurs organismes, dont l’Association catholique d’aide à l’Orient, font de leur mieux pour répondre aux besoins élémentaires de millions de gens, comme Ra’ed et sa famille, afin qu’ils puissent vivre dans la dignité en attendant une solution. Ils aimeraient pouvoir regagner leur propre maison, mais si la paix n’y est plus, ils préfèrent avoir un logis qui soit le plus loin possible des horreurs de la guerre.
Carl Hétu, directeur national canadien de l’Association catholique d’aide à l’Orient

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