Autos ou vélos?

Dans mon journal de ce jour, deux titres m’ont accroché : «Ventes d’automobiles : À plein gaz vers une année record aux États-Unis» et «Le vélo en perte de vitesse dans le monde». Quelle tristesse!

Je me souviens d’une photo prise en Chine dans les années 1980 : des centaines de cyclistes roulaient sur une large voie. Aujourd’hui, les autos y ont remplacé les vélos.
J’espère que la COP21 de Paris donnera vraiment quelque chose, parce que sinon nous «roulons» à 100 km/h vers notre perte.
Sylvio Le Blanc

Pendant ce temps, en République dominicaine…

Je compatis au sort des milliers de migrants d’Irak et de Syrie qui fuient les horreurs d’une guerre dont ils sont les victimes innocentes. Très sincèrement. Je salue de même les efforts déployés ici pour accueillir les milliers de réfugiés prévus par le nouveau gouvernement fédéral. Cet élan de générosité est représentatif et digne de la réputation des peuples québécois et canadien.

Pourtant, en cette période où l’actualité occulte d’autres crises, peut-être jugées moins dramatiques, permettez que je rappelle à votre souvenir les deux cent cinquante mille citoyens dominicains que leur gouvernement a dépouillés de leur nationalité pour cause d’ascendance haïtienne et les plus de cent mille condamnés à l’expulsion sous prétexte qu’ils sont des migrants sans papiers. De ce nombre, depuis quelques semaines, plus de trois mille croupissent dans des camps de fortune insalubres érigés le long de la frontière entre la République dominicaine et Haïti. Plus de trois mille femmes, hommes et enfants essaient tant bien que mal d’y survivre, sans ressources sinon quelques morceaux de carton et des feuilles de plastique pour se constituer des abris de fortune. Ils végètent, exposés au dur soleil, à la poussière, à la faim et au choléra qui ont commencé à prélever un lourd tribut sur ces personnes abandonnées tant par leur propre gouvernement que par les organisations étrangères. Déjà on dénombre une cinquantaine de morts qui auraient pu être évitées si les camps avaient disposé du minimum en termes de salubrité, de médicaments et de personnel médical ou infirmier.

C’est au nom de ces personnes que je vous interpelle aujourd’hui. Pouvons-nous souhaiter que la générosité des Canadiens et des Québécois s’étende aussi, ne serait-ce qu’un peu, à ces laissés-pour-compte qui n’espèrent qu’une chose : un peu de solidarité et une main tendue aux plus démunis de notre hémisphère?
Serge Baguidy-Gilbert

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