Radio-Canada Pierre Lapointe

Au sujet des propos de Pierre Lapointe

Quand on ne peut exprimer ses sentiments et ses émotions qu’avec des «Plein le cul» et «Tabernacle», je doute de la capacité de M. Lapointe à protéger et à répandre la culture. Simplement vulgaire.

Claire Bessette

Miser sur l’expertise pour s’extirper du bourbier informatique

Depuis plusieurs années, les problèmes en technologies de l’information (TI) que connaît le gouvernement du Québec sont nombreux, variés et persistants. Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) martèle qu’une grande partie de la solution à ces problèmes réside dans le développement de l’expertise interne.

L’ancien président du Conseil du Trésor (CT), Martin Coiteux, l’a bien compris. Il a affirmé sur diverses tribunes «On est en train de régler les problèmes (…) le recours aux consultants externes, par exemple, est en nette diminution au Centre de services partagés.» Il a donc agi en réduisant de mille le nombre de consultants externes au sein même de la fonction publique.

Le corollaire demeure évidemment l’embauche et la formation de ressources pour reprendre le travail qui était réalisé par les consultants remerciés, et ce, afin de reconstruire l’expertise interne. Depuis un certain temps, les gouvernements américain et britannique pratiquent avec succès et de façon rentable l’insourcing; une pratique qui consiste à convertir des postes de consultants externes en des postes permanents intégrés dans la fonction publique.

La stratégie gouvernementale portant sur les TI et déposée par M. Coiteux en juin 2015 visait, entre autres, à rehausser l’expertise interne en ajoutant des effectifs. À la fin 2015, M. Coiteux parlait même de 1 000 embauches en TI. Le chiffre a ensuite été ramené à 500 et confirmé par le nouveau président du CT, M. Leitão.

Du même coup, M. Leitão a mentionné qu’il a jusqu’à maintenant procédé à l’embauche de 94 employés et qu’il n’a prévu aucun budget pour la formation de ceux-ci et des centaines d’autres à venir.

Le SPGQ estime que l’embauche de 500 nouveaux employés ne servira probablement qu’à remplacer les employés partant à la retraite ou ayant quitté leur emploi pour rejoindre un autre employeur, et non pas les 1 000 consultants remerciés. De plus, il s’avère complexe de recruter des professionnels déjà qualifiés avec la rémunération non concurrentielle octroyée dans la fonction publique québécoise.

Même si la tâche semble très ardue, le SPGQ estime que ce sont plutôt 1 000 embauches qui sont nécessaires pour vraiment reconstruire l’expertise interne en TI. Le défi serait cependant plus facile à relever en bonifiant la rémunération des professionnels qualifiés pour accroître l’attraction et la rétention.

Richard Perron, président du SPGQ; Pierre Riopel, conseiller à la recherche au SPGQ

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