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Ne pas comprendre la mentalité canine

Cette lettre réagit à celle intitulée «Pour l’interdiction des pitbulls», publiée dans cette page mercredi.

Monsieur Leclerc, dans votre lettre, vous avez écrit : «Les pitbulls peuvent attaquer les autres bêtes comme ils attaquent les êtres humains, sans provocation, sans raison.»

Je suis propriétaire d’un labrador mixte, et cette remarque démontre votre totale incompréhension de la mentalité canine, et ce, sur plusieurs points.

Combien de fois ai-je vu un petit chien (par exemple, un bichon frisé) être agressif envers des êtres humains et envers d’autres chiens? Trop souvent. Et comment les gens réagissent-ils face à un petit chien agressif? «Oh, il est so cute! Il jappe et grogne.» Pourquoi un mauvais comportement est-il traité différemment selon la race de chien? Un petit chien devrait être réprimandé pour ses mauvais comportements, aussi bien qu’un gros.

Par ailleurs, un chien n’attaque jamais sans raison. Il peut être effrayé, insécure, frustré, protecteur, etc. Tous des états d’esprit résultant d’un propriétaire qui ne donne pas à son chien ce dont il a besoin. Un propriétaire qui n’est pas calme, sûr de lui et qui ne sait pas ce qu’il fait va forcer un chien à agir pour sa protection et celle de son maître.

Un chien ne connaît pas et ne comprend notre façon de vivre. C’est à l’être humain de prendre le contrôle.

Vos propos sont démagogues et comportent des généralisations, sans tenir compte de la personne derrière le chien.

Voici un autre exemple démagogue. En Ontario, où les pitbulls sont bannis depuis plusieurs années, il y a eu 640 morsures de chien en 2014, contre seulement 400 en 2010. Par contre, durant la même année, il y a eu 34 064 accidents de voiture causant des blessures ou la mort. Les voitures sont beaucoup plus dangereuses que les chiens. Nous devrions bannir les voitures!

Tout comme pour les chiens, cet exemple ne tient pas compte du fait que la faute revient au propriétaire de la voiture et non à la voiture elle-même.

Personnellement, je ne crois pas qu’un bannissement résoudrait quoi que ce soit, comme le démontre le bannissement en Ontario. Je serais beaucoup plus favorable à ce qu’une formation et un permis soient nécessaires afin de posséder un chien. Même les chiens en sortiraient gagnants, en ayant des maîtres plus aptes à répondre à leurs besoins.

Pierre Noël

Ils ne l’ont pas facile

Au début des années 2000, un ami et moi sommes allés en vacances dans le sud ensoleillé. Par mesure d’économie, nous n’avons pris qu’une chambre. Dans l’hôtel, j’ai croisé à quelques reprises deux Québécois (de souche) qui me regardaient avec un souverain mépris. Comme je suis «dur de comprenure», cela m’a pris deux jours avant de réaliser que les deux minus nous prenaient, mon ami et moi, pour des homosexuels. Depuis lors, je comprends un peu mieux l’affliction dans laquelle sont souvent plongés souvent ces derniers.

Cette histoire m’est revenue en voyant une photo de New-Yorkais aux mines abattues, faisant une vigile en l’honneur des victimes de l’attentat d’Orlando. Les islamistes et les intolérants de tout poil ne laisseront jamais en paix les LGBT. Montrons-leur que les LGBT sont nos alliés et qu’en les attaquant ils nous attaquent.

Sylvio Le Blanc

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