EnviroCompétences dévoilait la semaine dernière son plus récent diagnostic sur la main-d’œuvre dans le secteur de l’environnement.

Le rapport de ce comité sectoriel de main-d’œuvre cherche à offrir un portrait aussi précis que possible des marchés de l’emploi et de la formation dans un secteur dont l’importance sociale grandit constamment. La première conclusion à en tirer : il peut s’avérer nécessaire de ratisser large pour découvrir un emploi en environnement.

En effet, à l’inverse d’autres secteurs d’emploi dont les limites sont bien définies (commerce, construction aéronautique, informatique, etc.), le secteur de l’environnement est difficile à cerner. Il est possible de travailler en environnement dans pas moins de 12 secteurs d’activités économiques. Par exemple, les secteurs de la production et de la distribution électriques, du conseil aux entreprises et de l’entretien des bâtiments emploient des travailleurs de l’environnement, bien que ce ne soit pas là leur activité principale.

Le marché de l’emploi en environnement, c’est donc une pieuvre qui étend ses tentacules dans de nombreuses directions, et les occasions sont très dispersées. L’information contenue dans ce diagnostic permettra heureusement de mieux s’y retrouver.

D’abord, Enviro­Compétences parvient à estimer à 62 900 le nombre de travailleurs en environnement en 2011, alors qu’ils n’étaient que 56 600 en 2006. Le secteur a donc connu une bonne croissance de ses effectifs qui devrait d’ailleurs continuer.  En effet, 52,8% des entreprises interrogées croient qu’elles devront embaucher au cours des trois prochaines années. Celles comptant plus de 50 employés sont plus optimistes, 71 % d’entre elles prévoyant embaucher.

Le marché de l’emploi en environnement, c’est une pieuvre qui étend ses tentacules dans de nombreuses directions, et les occasions sont très dispersées.

Grâce à un sondage web auprès de 249 de ces entreprises, EnviroCompétences a pu définir des expertises qui sont ou seront bientôt en forte demande. Notons que, malheureusement, la liste suivante n’est pas nécessairement représentative des intentions d’embauche de tout le secteur.

D’abord, la demande est bonne pour les conseillers en environnement, qui possèdent souvent une formation universitaire en sciences de l’environnement et qui aident les entreprises à planifier et à implanter leur volet environnemental. Les entreprises interrogées prévoient également une embauche importante d’ingénieurs dotés d’expertises diverses : eau, mécanique, foresterie, électrique, etc.

Les techniciens de laboratoire, qui déterminent la nature et la concentration des polluants et qui sont formés au cégep, sont parmi les technologues les plus recherchés. Il existe aussi une forte demande pour les techniciens en assainissement des systèmes de ventilation. Ces dispositifs ont été longtemps négligés par les entreprises et on observe maintenant un rattrapage. D’habitude, ces techniciens doivent être formés par l’entreprise.

On prévoit aussi une demande croissante pour les opérateurs en biométhanisation. En effet, en 2020, les matières organiques ne pourront plus être enfouies et devront plutôt être transformées en engrais ou être utilisées comme sources d’énergie. Certains programmes de formation sont apparus récemment pour répondre à cette nouvelle demande.

Notons que plus de la moitié des entreprises embauchent des étudiants et des stagiaires, ce qui facilite l’acquisition d’une première expérience.

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