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L’intérêt des jeunes pour les formations scientifiques n’a jamais été aussi bas. Selon un article paru récemment dans Le Devoir, de nos jours, moins de 25 % des baccalauréats universitaires sont décernés dans des domaines scientifiques (santé, sciences pures et génie). C’est environ deux fois moins qu’en 1999, même si, à cette époque, on se plaignait déjà du manque de diplômés.

Toujours selon l’article, les jeunes boudent également les techniques physiques au collégial parce qu’elles exigent des connaissances en maths et en sciences. Il y a 5 000 étudiants de moins dans ces formations qu’en 1999, et seulement 1 000 étudiants de plus en sciences de la nature qu’en 1999, le DEC préalable à toutes les formations universitaires à caractère scientifique!

Pourquoi les étudiants boudent-ils ces formations malgré le fait qu’elles présentent souvent de très bons débouchés et qu’ils le savent d’ailleurs très bien? Deux explications sont possibles. La première de ces explications se nomme l’autosélection. Certains étudiants se sentent attirés par une carrière scientifique, mais croient qu’ils seront incapables de réussir les études nécessaires. Ils éviteront donc les formations en science ou les abandonneront dès la première année s’ils pensent que leurs notes sont trop faibles.

Si vous êtes inscrit à un programme de science qui vous intéresse, mais que votre performance vous inquiète, n’abandonnez pas pour autant. Cherchez plutôt à améliorer vos stratégies d’apprentissage et votre gestion des études avant de conclure que les sciences ne sont pas pour vous. Votre établissement offre probablement des ateliers sur le métier d’étudiant qui pourront vous aider à améliorer vos notes.

Une autre explication a déjà été présentée dans cette chronique. Selon des études récentes, bon nombre d’élèves du secondaire pourraient avoir d’excellentes notes s’ils le désiraient, mais préfèrent s’en tenir à une performance scolaire moyenne. Ce sont ces élèves qui se vantent de réussir sans faire d’effort. Une fois au collège ou à l’université en science, ils affrontent pour la première fois une formation qui leur demande de s’investir pleinement et d’utiliser toutes leurs capacités.

Malheureusement, certains choisissent plutôt d’abandonner. Si cela vous décrit, sachez que la solution demeure la même. Il vous faut apprendre à bien étudier pour réussir en science. Pas question de «niaiser» comme vous le faisiez au secondaire. Une fois sur le marché du travail, la discipline que vous aurez apprise continuera à vous être utile, car si les emplois à caractère scientifique sont souvent rémunérateurs, ils peuvent aussi être très exigeants.

Si on désire conserver nos étudiants en science, il faudra aussi leur offrir un meilleur soutien pédagogique. Trop longtemps, on a considéré comme normal que le taux de décrochage en science soit normal, au lieu de favoriser la réussite de ceux dont les difficultés auraient pu être résolues.

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