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Un consensus s’est formé sur les deux qualités indispensables pour réussir sa carrière.

Les conseils sur la gestion de carrière ne manquent pas. Le web est rempli d’informations sur les compétences en demande et les attentes des employeurs. Gérer sa carrière est d’ailleurs une des activités préférées des internautes.

Dans ce brouhaha d’avis et d’informations, comment distinguer l’essentiel de l’accessoire? Peut-on établir des qualités indispensables à tous ceux qui désirent non seulement trouver un emploi, mais aussi s’y maintenir et y progresser?

Voilà une question d’actualité, s’il en est une! Gérer sa carrière est en effet une tâche de plus en plus difficile. Les emplois sont devenus précaires, les exigences des employeurs augmentent et le changement est constant. Le travailleur moyen peut se sentir ballotté par des forces qu’il ne contrôle pas et il ne sait plus quoi faire pour assurer son succès.

Depuis quelques années, un consensus semble exister à propos des deux qualités que tous devraient posséder pour réussir leur carrière au XXIe siècle.

La première est l’ouverture à l’expérience. En effet, devant le changement, la réaction de bien des gens est de se montrer méfiants, de se fermer et de chercher à conserver leurs vieilles habitudes. C’est notre nature humaine; nous aimons conserver un environnement familier. C’est aussi un comportement qui résulte des siècles pendant lesquels les changements étaient très lents et progressifs. Il était alors non seulement possible, mais désirable de conserver les façons de faire qui s’étaient avérées efficaces par le passé.

Évidemment, dans un monde où les changements sont rapides, rester coincé dans ses habitudes n’est plus une bonne idée. Il faut, au contraire, adopter l’innovation, les nouvelles façons de travailler, au risque de manquer le bateau quand il passe et de découvrir que sa carrière stagne.

L’autre qualité est l’intelligence émotionnelle. Il s’agit de la capacité à reconnaître ses propres émotions, d’identifier l’incidence qu’elles peuvent avoir sur les autres et à gérer sa réponse émotionnelle de façon à assurer un climat de travail positif et d’obtenir les résultats désirés.

Dans mon temps, il n’était pas rare pour un patron, parce qu’il était mécontent, de se montrer dur envers ses employés. Il exerçait son influence en punissant les comportements indésirables et en récompensant ceux qu’il appréciait.

Comme on le sait, les nouvelles générations sont souvent allergiques à ce mode de gestion. Les jeunes désirent plutôt un environnement où le climat est positif et au sein duquel ils peuvent participer au travail de l’entreprise avec tout ce qu’ils sont. Cela exige une grande intelligence émotionnelle de la part des futurs gestionnaires, qui deviennent dès lors des coachs et des accompagnateurs.

Nos écoles, malheureusement, font bien peu pour nous aider à acquérir ces qualités. Nous croyons toujours que le rôle de l’éducation n’est que de transmettre des connaissances. Il faut qu’elle puisse aussi nous préparer au monde dans lequel nous vivrons.

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