Métro Il n’y pas de doute qu’à 15, 16 ou 17 ans, bien des jeunes n’ont pas la maturité nécessaire pour choisir la formation qui leur convient. Il ne faut pas les en blâmer, car ils ont été enfermés entre les quatre murs d’une salle de classe pendant des années.

Le 1er mars, c’est-à-dire vendredi, est la date limite pour présenter sa demande d’admission à l’un des programmes de formation collégiale ou universitaire.

Cette année encore, il y en aura certains pour remettre en question la pertinence du processus en disant que la plupart des jeunes n’ont pas la maturité nécessaire pour choisir une formation. On se plaît parfois à raconter l’histoire de jeunes qui ont inscrit à la dernière minute une inspiration soudaine sur leur formulaire de demande d’admission. Ou encore, de jeunes qui ont éprouvé de l’anxiété durant des semaines parce qu’ils n’avaient aucune idée de ce qu’ils voulaient étudier.

Il n’y pas de doute qu’à 15, 16 ou 17 ans, bien des jeunes n’ont pas la maturité nécessaire pour choisir la formation qui leur convient. Il ne faut pas les en blâmer. La maturité, en effet, résulte de l’expérience. Or, les jeunes ont été enfermés entre les quatre murs d’une salle de classe pendant des années et n’ont souvent pas beaucoup d’expérience de la réalité du travail. Plusieurs ne connaissent que quelques occupations dont ils ont souvent une idée déformée par les téléséries ou le cinéma et ignorent jusqu’à l’existence de certains métiers qui pourraient les intéresser.

Ce n’est souvent que grâce à un emploi à temps partiel qu’ils peuvent se frotter à la réalité du travail pour la première fois et commencer à se forger une idée du type d’emploi qui leur plaît. On ne devrait donc pas décourager les jeunes de travailler, malgré ce que certains en disent. Une période de 12 à 16 heures de travail par semaine ne devrait pas interférer avec lles études, dans la plupart des cas. Cela leur permet de développer un sens des responsabilités qui leur est nécessaire.

Je rencontre des dizaines de jeunes dans le cadre de mon travail et je peux vous dire que plusieurs d’entre eux sont tout à fait capables de formuler un choix éclairé de formation. Ils ont déjà une bonne idée de ce qu’ils recherchent dans un emploi. Ils ont simplement besoin qu’on les aide à nommer leurs attentes et à identifier des options de carrière qui correspondent à leurs intérêts particuliers. Certains craignent de choisir une formation dont les débouchés s’avéreront insuffisants, mais il est possible de les aider à déterminer un plus large éventail de formations qui leur conviennent afin d’en trouver au moins une présentant de bonnes perspectives.

Comme cela arrive souvent, on a donc tendance à généraliser à partir des difficultés qu’éprouvent certains jeunes. Cela étant dit, il faut les encourager à essayer des activités variées le plus tôt possible. C’était là la fonction, traditionnellement, des activités parascolaires. Trop de jeunes passent leur temps libres à faire les mêmes choses (jeux vidéo, Facebook, etc), ce qui ne leur permet pas de découvrir leurs aptitudes. Ce sont ceux qui en ont fait la découverte qui s’orientent bien!

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