Métro Il faut savoir que ce qui se passe sur l’ensemble de la planète n’est pas nécessairement ce qui se passe au Québec. Ici, les besoins sont moindres et les futurs pilotes augmenteront leurs chances de travailler en s’exilant.

Rêvez-vous de devenir pilote et d’une carrière jet-set? Sachez alors qu’il existe une pénurie de pilotes à l’échelle mondiale.

Selon l’Organisation de l’avia­tion civile internationale (OACI), il faudra doubler le nombre de pilotes d’ici 2030. Citée dans Le Devoir, l’organisation internationale, qui réunit 191 pays membres, note qu’en­tre 2010 et 2030, le nombre de vols de ligne devrait presque doubler, passant d’environ 27 millions à 50 millions par an. De même, alors que 81 000 appareils civils de tous genres étaient en service en 2010, leur nombre devrait atteindre 151 000 en 2030.

Il faudra bien des pilotes pour tous ces avions, ce qui veut dire qu’à l’échelle mondiale, la demande pour leurs services augmente rapidement.

En 2010, il y avait environ 460 000 pilotes en service à tra­vers le monde En 2030, l’OACI estime qu’il en faudra plus de 980 000. Il faudrait donc former en moyenne 52 500 nouveaux pilotes par an pour satisfaire la demande. Or, les établissements  de formation pertinents sur la planète ne peuvent en former que 8 150, selon les meilleurs estimés de l’organisation.

Cette pénurie sera accentuée par les départs à la retraite de pilotes en emploi aujourd’hui. La situation est suffisamment sérieuse pour menacer la survie de certai­nes compagnies aériennes, particulièrement en Asie, où on recrute agressivement les pilotes formés ailleurs.

Il faut savoir cependant que ce qui se passe sur l’ensemble de la planète n’est pas nécessairement ce qui se passe au Québec. Ici, Service Canada prévoit des besoins de 60 nouveaux pilotes par an d’ici 2016, ce qui est peu. Les futurs pilotes augmenteront donc considérablement leurs chances de travailler s’ils sont prêts à s’exiler, particulièrement vers un pays émergent.

Le DEC en pilotage d’aéronef n’est offert qu’au Cégep de Chicoutimi, où se trouve le Centre québécois de formation aéronautique (CQFA). Le programme est très contingenté, car former des nouveaux pilotes exige des ressources importantes (temps de vol, carburant, etc.). On limite donc le nombre d’admis à environ 40. Il faudra se soumettre à une batterie de tests, à une évaluation de sa condition physique de même qu’à  une entrevue.

Une formation collégiale courte, ou AEC, est également offerte au Collège Laflèche, mais ce dernier ne reçoit pas de nouvelles inscriptions pour le moment.

Plusieurs établissements privés forment aussi des pilo­tes, mais la formation est alors très dispendieuse, pouvant coûter jusqu’à 70 000 $.

Malgré ces frais importants, environ 150 nouveaux pilo­tes sont formés au Québec chaque année, bien qu’un certain nombre soit des étudiants étrangers qui retournent ensuite travailler dans leur pays. La liste de ces établissements est accessible sur le site de l’Association québécoise du transport aérien (aqta.ca).

Après la formation, il faudra, pour les aprentis pilotes, acquérir 1 500 heures d’expérience de vol sur de plus petits appareils avant de pouvoir travailler pour un gros transporteur et accéder à la carlingue d’un avion de ligne.

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