Le Plan Nord conduira à la création de plus de 37 000 emplois. Qui seront les audacieux qui seront les premiers à en profiter?

Il y a plusieurs mois qu’on nous annonce que le Plan Nord créera beaucoup de richesse et d’emplois, mais personne ne pouvait vraiment chiffrer cette affirmation. Une étude récente du Groupe SECOR y est enfin parvenue. D’après deux de ses directeurs, Jean-Pierre Lessard et Guillaume Caudron, le Plan Nord générera 147 G$ de retombées économiques au cours des 25 prochaines années. À lui seul, il fera augmenter le PIB québécois de 1,8  % annuellement, soit d’environ 5,9 G$. Cette croissance conduira à la création de 37 000 emplois très bien rémunérés, puisque le salaire annuel moyen atteindra 65 000 $. Pour parvenir à ces chiffres, les auteurs se sont servis du modèle d’analyse le plus souvent utilisé par l’Institut de la statistique du Québec pour évaluer les retombées économiques d’un projet de développement.

Quant aux retombées fiscales, ce seront 781 M$ de plus que le gouvernement du Québec recevra pendant 25 ans, pour un total de 19,5 G$. Ces chiffres permettent de comprendre tout l’intérêt du gouvernement pour le Plan Nord. C’est que notre trésor public manque cruellement de sous, accablé par une dette qui équivaut à 94 % de notre PIB. Le gouvernement n’a simplement pas le luxe d’ignorer les possibilités offertes par un projet de cette envergure.

Ce sera surtout l’industrie minière qui créera des emplois. En fait, le Plan Nord accaparera presque la moitié des investissements des compagnies minières au Canada cette année. Cela se traduira par de très nombreux emplois pour les diplômés de programmes de techniques minérales, qui préparent les techniciens de l’exploitation minière. Les inscriptions dans ce programme au Cégep de Thetford Mines ont d’ailleurs doublé. Les ingénieurs miniers seront évidemment recherchés pour leurs habiletés à planifier l’exploitation des minerais et les détenteurs des DEP en conduite d’engins de chantier et en forage auront aussi de très belles perspectives.

Des emplois seront aussi créés dans les secteurs de la construction, de la production électrique et plusieurs autres. En fait, le site plannordemploi.com répertorie pas moins de soixante catégories d’emplois d’importance variable. Le gouvernement croit que la demande de main-d’œuvre sera si forte qu’il a débloqué 160 M$ pour la formation. Un des grands risques auquel le Plan Nord fait face, en effet, est qu’il y ait trop peu de travailleurs qualifiés disponibles, ce qui ralentirait son développement de façon importante.

Tout cela rappelle la ruée vers l’or du Klondike au XIXe siècle, où seuls les premiers arrivés ont pu vraiment profiter des occasions de faire fortune. Il semble que le Plan Nord offrira aussi à ceux qui se lanceront en premier dans l’aventure des occasions d’emploi en or.

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