Métro Au niveau collégial, des perfectionnements dans le développement d’applications pour appareils mobiles sont offerts à ceux qui ont déjà une formation et une expérience minimale en informatique.

Il est difficile de recruter des informaticiens spécialistes des applications pour les téléphones intelligents et les tablettes numériques.

La première version mont­réalaise du Droidcon, un événement destiné aux développeurs d’applications mobiles pour la plateforme Android, sera tenue au Palais des Congrès jeudi et vendredi cette semaine. Son organisatrice, la firme Mirego, attend environ 300 développeurs, qui auront l’occasion d’assister à une cinquantaine de conférences et d’ateliers sur une variété de sujets, dont l’utilisation de la réalité virtuelle et le développement d’applications pour Android TV.

Il était temps qu’on voie apparaître chez nous un événement comme celui-là, considérant la croissance spectaculaire du marché des applications mobiles, ces petits logiciels qui équipent nos téléphones intelligents et nos tablettes numériques.

En juillet 2014, Statista estimait à 1 300 000 le nombre d’applications disponibles pour la plateforme Android et à 1200 000 le nombre de celles qui sont destinées à l’iOS d’Apple. Plus de 40 000 nouvelles applications Android et 20 000 iOS sont mises en marché chaque mois, selon une estimation de 2012. Les ventes quotidiennes sur l’App Store (iOS d’Apple) étaient alors de 15 M$US, alors que sur Google Play (Android), elles étaient de 3,5 M$US. Rappelons que les applications mobiles n’existaient pas du tout avant l’apparition des téléphones intelligents en 2007.

Tout porte à croire que cette croissance se maintiendra. Selon les résultats d’une enquête du CEFRIO parus en janvier, 52,3% des adultes au Québec possèdent un téléphone intelligent, une augmentation de presque 17% depuis 2010. Quant aux tablettes numériques, 38,9% des adultes les utilisent, une augmentation de 13% depuis 2013. La croissance du nombre d’appareils mousse évidemment celle des téléchargements d’applications. Toujours selon le CEFRIO, les deux tiers des utilisateurs d’appareils mobiles en téléchargent régulièrement. À l’échelle mondiale, on estime que ces téléchargements pourraient doubler d’ici 2017, pour atteindre 160 milliards annuellement.

Une étude menée en 2013 par Technocompétences permet d’évaluer à 4000 le nombre d’emplois directement liés au développement d’applications mobiles, répartis parmi 226 entreprises du Québec. Tous les employeurs interrogés pour cette étude ont déclaré avoir de grandes difficultés à trouver des informaticiens spécialisés dans le développement d’applications mobiles. Cela n’est guère surprenant, considérant une croissance aussi fulgurante. Les établissements d’enseignement ne pouvaient pas raisonnablement adapter leur offre de formation en informatique aux nouvelles occasions offertes par ce marché.

Cela a changé, heureusement. Au niveau collégial, des perfectionnements dans le développement d’applications pour appareils mobiles sont maintenant offerts à ceux qui ont déjà une formation et une expérience minimale en informatique. Dans la grande région de Montréal, les cégeps André-Laurendeau, Gérald-Godin, Montmorency, Maisonneuve et le Collège Ahuntsic offrent des attestations d’études collégiales (AEC) pertinentes parmi leurs programmes de formation continue. Quant à eux, les jeunes étudiants qui s’intéressent aux applications mobiles devraient suivre une formation initiale en informatique ou en génie logiciel.

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