Métro Au cours des dernières années, des programmes fort intéressants ont vu le jour et ont créé des ponts efficaces entre les nouveaux venus et les employeurs qui ont besoin de leurs services.

Le premier ministre Philippe Couillard désire accueillir davantage d’immigrants, mais comment ensuite les intégrer à notre marché du travail?

Le Québec accueillera bientôt davantage d’immigrants. C’est ce qu’annonçait dimanche dernier le premier ministre Couillard, lors du 32e congrès du Parti libéral du Québec.

Selon M. Couillard, les départs à la retraite s’accélèrent et le Québec aura besoin de plus de main-d’œuvre pour pourvoir les postes vacants. Il a donc l’intention d’ouvrir les portes de la province pour assurer une relève suffisante.

Cette politique peut laisser songeur quand on sait que l’emploi est précaire pour une partie croissante de la population et que les jeunes peinent à trouver des emplois qui assureront leur sécurité économique. Dans un marché déjà difficile, peut-on vraiment intégrer plus d’immigrants que les 50 000 que nous accueillons déjà chaque année? Surtout que le Québec ne fait pas bonne figure à ce chapitre. Le taux de chômage des immigrants est deux fois plus élevé que celui de la population générale, et l’absence d’une stratégie d’intégration précise est dénoncée depuis plusieurs années.

Le premier ministre a ajouté d’ailleurs que des mesures facilitant l’insertion des immigrants en emploi devront être mises en place. Justement, au cours des dernières années, des programmes fort intéressants ont vu le jour et ont créé des ponts efficaces entre les nouveaux venus et les employeurs qui ont besoin de leurs services. En voici trois!

Le plus connu est probablement Interconnexion, offert par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Ce programme permet à quelque 500 immigrants présélectionnés de faire un stage en entreprise dans leur domaine de formation et d’expérience. Ces stages d’insertion permettent aux employeurs de vérifier les habiletés professionnelles des nouveaux venus et à ces derniers de mieux comprendre le fonctionnement de nos entreprises. Il serait sage de les multiplier pour faciliter l’entrée en emploi.

Autre mesure intéressante, le programme intégraTIon Québec, offert par Technocompétences, qui s’adresse aux employeurs du domaine de l’informatique. Il fournit une aide financière de 8000$ qui permettra à ceux-ci de mettre à jour les compétences d’un nouveau venu récemment embauché. Plusieurs informaticiens formés à l’étranger ont, en effet, besoin d’une mise à niveau lorsqu’ils arrivent au Québec. Ce modèle pourrait s’appliquer à d’autres secteurs d’activités qui exigent des compétences techniques avancées.

La dernière mesure est le programme Viens te souder au Québec!, qui consiste à recruter de jeunes Français sans qualification et à les aider à venir au Québec pour suivre une formation (DEP) en soudure, en électromécanique ou en usinage. Ce modèle est le fruit d’une coopération entre la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin et une douzaine d’entreprises de la région qui ont un grand besoin de main-d’œuvre qualifiée et qui embauchent donc les diplômés. Ce modèle pourrait être proposé dans d’autres secteurs d’activités à forte pénurie de main-d’œuvre. Les solutions existent, il faut les appliquer et les évaluer!

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