Métro Beaucoup de formations professionnelles ou techniques, qui présentent de bonnes ou d’excellentes perspectives d’emploi pour les diplômés, passent sous le radar des jeunes et de leurs parents.

Trop de formations prometteuses des secteurs professionnel et technique sont ignorées. C’est le problème auquel le guide Palmarès des carrières s’intéresse cette année.

Comme dans les éditions précédentes, le 12e Palmarès des carrières répertorie 150 formations dont les débouchés sur le marché du travail sont excellents, afin de guider les choix des jeunes qui présenteront, d’ici le 1er mars, une demande d’admission.

Cette édition a quelque chose de spécial cette année. En effet, on n’y trouve aucune formation universitaire. Les formations présentées sont uniquement des diplômes d’études professionnelles (DEP) ou des diplômes d’études collégiales (DEC).

Ce choix paraîtra aberrant pour certains, mais il se justifie. En effet, trop de formations professionnelles ou techniques, qui présentent de bonnes ou d’excellentes perspectives d’emploi, passent sous le radar des jeunes et de leurs parents. Ils les ignorent, croyant que seule la formation universitaire est garante de l’avenir. Plusieurs des DEP ou des DEC présentés par le Palmarès pourraient pourtant former un plus grand nombre de jeunes qui se trouveraient aisément du travail. Au lieu de cela, les établissements d’enseignement reçoivent des offres d’emploi qu’ils ne peuvent combler, faute de diplômés.

De plus, selon Emploi- Québec, une proportion importante des 725 400 postes qui doivent être pourvus d’ici 2017 (et plus de 1,4 million de postes d’ici 2022) exigeront comme qualification de base un DEP ou un DEC technique. Il y a donc d’excellentes raisons de mettre l’accent sur ces formations cette année, surtout maintenant qu’on prend conscience des taux de décrochage importants à l’université. Combien de ces jeunes n’auraient pas laissé tomber leurs études s’ils avaient choisi une formation plus concrète et pratique, comme celles présentées dans ce Palmarès?

Il est évidemment impossible, dans une courte chronique, de faire le tour des 150 formations. Pour chacune, on trouvera dans le Palmarès toutes les informations nécessaires : la nature du métier visé par la formation, une entrevue avec un diplômé, les taux de placement, les salaires de départ, ainsi qu’une évaluation chiffrée de la qualité des débouchés, appelée «Valeur Carrière Septembre». Cette valeur permet de comparer rapidement les 150 formations présentées et de sélectionner les plus prometteuses de toutes, qui reçoivent d’ailleurs des palmes.

Une des sections que je trouve des plus utiles : la liste des formations qui peinent à recruter suffisamment d’étudiants pour répondre aux offres d’emploi des employeurs. Par exemple, les bouchers sont devenus rares, car le DEP en boucherie n’attire pas les jeunes. Il en va de même pour les calorifugeurs, les machinistes, les électromécaniciens, les assembleurs, les techniciens en plasturgie, en génie chimique, en aménagement, et même les techniciens en prothèses dentaires. Ces formations et métiers prometteurs ne reçoivent pas assez d’inscriptions, car les jeunes ne les connaissent pas, pas plus d’ailleurs que leurs perspectives. Il est temps que cela change!

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