Métro Les étudiants peuvent explorer leurs talents plutôt que leurs intérêts : leurs matières fortes en classe, les aptitudes qu’ils ont démontrées dans un travail d’été, etc.

Au lieu d’aider les jeunes à identifier leurs intérêts, nous devrions les aider à identifier leurs talents et les débouchés qui y sont associés.

C’est la fin février, et des milliers de jeunes Québécois se préparent à présenter une demande d’admission pour un programme de formation collégiale ou universitaire.

Il est très important de bien choisir cette formation, car elle sera le fondement sur lequel se construira ensuite la carrière. Les étudiants en sont d’ailleurs bien conscients, et plusieurs d’entre eux expérimentent de l’angoisse. Puisqu’ils sont souvent mal informés sur les formations et sur leurs débouchés, il est tout à fait normal qu’ils ne se sentent pas en mesure de choisir de façon éclairée.

Le conseil qu’ils entendent le plus souvent pour les aider à formuler leur choix est de suivre leurs intérêts et leurs passions. J’ai moi-même offert ce conseil pendant des années, comme le font la très grande majorité des intervenants. Cela fait partie de leur credo, et très peu d’entre eux oseraient remettre en question l’importance du choix fondé sur les intérêts.

Le problème, c’est que lorsque les jeunes choisissent en fonction de leurs intérêts, ils semblent opter souvent pour les mêmes programmes de formation. Comme le rapportait le Service Régional d’Admission du Montréal récemment, au cégep, les formations des domaines de l’intervention et des sciences humaines sont très populaires et reçoivent de nombreuses demandes d’admission. À l’inverse, les jeunes boudent les formations en techniques physiques, et ce, malgré le fait qu’elles présentent d’excellents débouchés. Certaines formations sont donc «cool» et d’autres pas, et il est facile de s’intéresser seulement aux premières. Des occasions importantes sont ainsi manquées!

De plus, les intérêts se révèlent grâce à l’expérience, et la plupart des jeunes en ont très peu. Au lieu d’explorer le monde du travail qui s’offre à eux, ils essaient de s’explorer eux-mêmes pour se découvrir des passions qui n’existent pas encore. Seule une minorité d’entre eux ont suffisamment d’expérience pour pouvoir identifier ce qui les intéresse vraiment.

Il est possible de choisir sa formation autrement qu’en cherchant à identifier ses intérêts. En effet, une carrière est satisfaisante lorsqu’elle nous permet d’utiliser nos talents pour accomplir une tâche importante. Les étudiants peuvent ainsi explorer leurs talents plutôt que leurs intérêts : leurs matières fortes en classe, les aptitudes qu’ils ont démontrées dans un travail d’été, etc. Puis, ils peuvent vérifier dans quel métier ou dans quelle profession ces talents s’avéreraient les plus utiles.

Tous les emplois sont utiles à la société et exigent des talents particuliers. Un ébéniste rend la vie plus belle en créant des meubles merveilleux, grâce à sa dextérité et à son sens de l’esthétique. Un technicien de laboratoire se sert de sa rigueur et de sa minutie pour identifier les toxines qui nuisent à notre environnement. Un technicien en maintenance (sic) industrielle utilise son sens de la mécanique et ses habiletés de résolution de problèmes pour assurer le bon fonctionnement de machines coûteuses.

Quels sont vos talents et où seraient-ils le plus utiles?

Aussi dans De bon conseil :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!