Dans notre dernière chronique, nous avons vu que les indices boursiers internationaux ont perdu en mai le terrain gagné au cours des cinq mois précédents.

Néanmoins, en Amérique du Nord, les rendements des parquets pourraient se révéler positifs au second semestre de 2012.Pourquoi? Notamment parce que les ratios cours-bénéfices y ont atteint un creux similaire à ceux de 2009 et de 2011.

Ce contexte de faibles évaluations boursières rend les actions fort attrayantes, au détriment des obligations. Ainsi, au moment d’écrire ces lignes, le dividende moyen des titres du S&P 500 avoisine 2,2 %, soit 0,48 % de mieux que les obligations fédérales américaines (1,72 %).

Au pays, l’écart est encore plus prononcé, pour se chiffrer à 1,30 % : les sociétés du TSX versent un dividende de 3,17 %, alors que les obligations du gouvernement canadien portant échéance de 10 ans n’offrent qu’un maigre 1,87 %.

Ce n’est pas tout : 40 % des entreprises formant le S&P 500 ont majoré leur dividende dans les six derniers mois. Seulement 0,7 % d’entre elles l’ont réduit (elles avaient été 10 % à le faire en 2009).

Chez nos voisins du Sud, le prix des maisons a bondi de 10 % en avril, ce qui constitue la plus forte augmentation en sept ans. Par ailleurs, la baisse du prix de l’essence accroît la confiance des consommateurs. L’économie américaine devrait donc tenir le coup malgré le fouillis européen.

Quoi qu’il en soit, les marchés resteront volatils jusqu’aux prochaines élections en Grèce. Si les partis en faveur de l’austérité reprennent le pouvoir, le pays devrait se plier aux conditions de la zone euro. Dans le cas contraire, son exclusion semble déjà prévue, aux fins de renforcer et de stabiliser l’Union. À suivre!

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