Pendant que les rebelles célèbrent leur victoire sur Endor avec leurs amis Ewok, un soldat d’élite de l’Empire doit accepter la défaite et participer à la contre-attaque qui permettra à l’organisation de survivre à la mort de Darth Vader et de l’empereur Palpatine. Cette histoire, c’est celle du prochain Star Wars. On ne parle pas ici du film attendu pour le temps des fêtes, mais celle du jeu vidéo Battlefront 2, dont la campagne solo a été concoctée ici même à Montréal. Voici mes premières impressions avant le lancement du jeu le mois prochain.

La campagne solo de Star Wars Battlefront 2 débute quelques instants avant la bataille finale du film The Return of the Jedi. Pendant que Han Solo s’attaque au bouclier protecteur de l’Étoile de la mort, la soldate d’élite de l’Inferno Squad Iden Versio infiltre un vaisseau des rebelles, mène une lutte sur la lune des Ewok, participe à deux batailles spatiales et dirige une charge contre un vaisseau ennemi, tout ça pendant les trois premiers chapitres du jeu.

« Nous avions carte blanche quant aux histoires que nous pouvions proposer à Lucasfilm lorsque nous avons commencé à travailler sur le jeu. La seule consigne était que celle-ci respecte la voix de la franchise Battlefront. C’est pour ça que nous avons suggéré de suivre des soldats. Ce n’est d’ailleurs pas une perspective que l’on voit souvent dans cet univers », explique la productrice du jeu Paola Jouyaux.

Star Wars Battlefront est une franchise qui mise sur les combats de grande envergure, où des armées s’affrontent sur d’immenses champs de bataille, que ce soit à pied, à bord de véhicules ou dans des vaisseaux spatiaux. Le premier volet du jeu, lancé il y a maintenant deux ans par le studio suédois DICE, a connu un certain succès, mais l’absence de campagne solo avait nuit à ses ventes. C’est ce à quoi EA voulait remédier en confiant ce volet à Motive, le studio montréalais fondé par Jade Raymond il y a deux ans maintenant.

« Nous voulions aussi offrir une histoire nouvelle, et non répéter ce que l’on voit dans les films. Nous avons proposé de raconter ce qui s’était passé après le dernier film de la première trilogie, mais du point de vue de l’Empire. Lucasfilm a adoré l’idée », ajoute la productrice.

Je n’ai eu l’occasion de jouer qu’aux 90 premières minutes de la campagne avant son lancement, mais celle-ci semble pour l’instant plutôt réussie. Le concept développé par Motive et Lucasfilm est évidemment vendeur : j’ai vu l’épisode 6 de Star Wars une dizaine de fois depuis mon enfance, j’avais donc envie de connaître la suite des choses avant même de lancer le jeu. Il est évidemment difficile de sympathiser avec l’organisation pour laquelle on se bat, mais Iden Versio n’est pas un personnage froid et unidimensionnel, ce qui permet à la sauce de prendre.

L’histoire de Battlefront 2 devrait faire le pont entre la trilogie originale et la nouvelle trilogie, et inclure des apparitions de personnages connus de ces deux époques différentes, comme Luke Skywalker, la princesse Leia et Kylo Ren.

La campagne solo n’est pas l’aspect principal de Star Wars Battlefront 2, puisque le mode multijoueur est encore une fois au centre de l’expérience, mais son histoire nous intéresse, les animations touchent la cible (le détail des visages est particulièrement impressionnant) et le jeu lui-même est réussi, avec des mécaniques qui varient au fil des missions.

Détail intéressant, l’Inferno Squad dont fait partie Iden Versio a d’ailleurs été créée par Motive pour ce besoin de variété du jeu. Dans la mythologie de Star Wars, les soldats de l’Empire étudient des postes très précis à l’académie, et ne changent pas de métier par la suite. Un pilote d’AT-AT ne touchera donc jamais à un TIE Fighter de sa vie, ni ne prendra les armes au front.

« Nous voulions faire vivre une expérience variée au joueur, nous avons donc eu besoin de créer ces soldats d’élites avec Lucasfilm », raconte Mark Thompson, le réalisateur de la campagne solo.

Il faut dire que même si la campagne de Star Wars Battlefront 2 a été conçue à Montréal, on ne peut pas faire ce qu’on veut dans l’univers créé par George Lucas. Tout doit être approuvé par Lucasfilm, pour que le monde de Luke Skywalker demeure un tout cohérent.

« Nous avions beaucoup de libertés, mais ce n’est pas comme les autres jeux où on peut partir de zéro. Nous voulions par exemple créer un nouveau droid pour Iden Versio, mais nous avons finalement opté pour un modèle existant », se rappelle Paola Jouyaux.

L’équipe de Montréal a tout de même contribué de plusieurs autres façons à enrichir l’univers de Star Wars, notamment avec la création de deux nouvelles planètes. Des planètes qui pourront être visitées à partir du 17 novembre, sur PC, PS4 et Xbox One.

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