collaboration spéciale Philippe Morin, cofondateur du studio montréalais Red Barrels.

C’est vendredi dernier que s’est tenue à Toronto la cinquième édition des Prix canadiens du jeu vidéo (PCJV).

On a souligné l’excellence des créations 2013 et 2014 des développeurs de jeux canadiens. Les studios québécois se sont nettement démarqués en remportant 24 des 34 trophées remis durant le gala. Tout cela a mis la table pour les Game Awards qui se tiendront au cœur de la mecque du divertissement, Las Vegas, en décembre.

On pourrait croire que les PCJV sont un petit gala sans grande importance sur l’échiquier mondial. Mais on se tromperait. Le Canada est un producteur majeur de jeux vidéo tant sur le plan du volume que de la qualité des produits mis en marché. En fait, le Canada se classe troisième, derrière les États-Unis et le Japon, parmi les pays producteurs. Et puis ça nous rapporte gros collectivement. Selon la Entertainment Software Association du Canada (ESAC), l’industrie du jeu vidéo contribue à la hauteur de 2,3G$ à l’économie du pays. En termes d’emplois, ça représente 16 500 postes à haute valeur ajoutée, puisque le salaire moyen est de 72 500$. Bref, gagner un prix au PCJV, c’est un big deal.

Tel qu’attendu, les équipes d’Ubisoft Montréal et Québec ont fait bonne figure en remportant 15 prix aux PCJV, notamment pour leurs blockbusters Watch Dogs et Assassin’s Creed IV: Black Flag. Square Enix, qui a reçu deux prix, puis Warner Montréal et Beenox, qui ont eu un trophée chacun, ont aussi su tirer leur épingle du jeu.

Notons aussi les victoires québécoises de trois petits studios indépendants: Compulsion, Red Barrels et Ludia. Avec son jeu Outlast, l’équipe de Red Barrels avait misé dans le mille, et le prix «choix du public 2013» est tout à fait mérité. Le studio Ludia a également récolté de l’amour en remportant ce prix pour l’année 2014 pour son jeu Dragons: Rise of Berk. Et c’est l’innovation des développeurs du studio Compulsion qui a été soulignée quand ils ont raflé le prix «Best Game Innovation» pour leur jeu Contrast.

Ne rangeons pas nos smokings trop loin. Surtout pour les gens d’Ubisoft. Ils ont rendez-vous le 5 décembre à Las Vegas pour les Game Awards: le gros show des Américains. Un peu comme aux Oscars, cette remise de prix a le défaut de souffrir du soupçon de chauvinisme qui caractérise Oncle Sam, mais la victoire est très envisageable. Go Canada!

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