Poursuivons notre exploration des nouveautés de l’automne avec une autre proposition d’ICI Radio-Canada Télé : Mes petits malheurs, le remplaçant non officiel de Les parents dans le créneau familial du début de soirée.

C’est quoi Mes petits malheurs? Un regard nostalgique sur une famille de cinq en vacances pour l’été au chalet, bref, un joyeux mélange d’environ 35 films que vous avez vu plus jeunes avec une petite touche locale.

Je dis petite touche, mais je devrais plutôt parler d’une abondance agaçante de références et de name dropping nostalgiques pour nous rappeler que oui, cette histoire se déroule durant les années 1980.

Le station-wagon, le walkman cassette, la crème Budwig, la vieille bière Labatt, le pain plus blanc que blanc, le spray net, le synthétiseur mur à mur et j’en passe. La première demi-heure est accotée dans la barrure de références aux années 1980, si bien qu’il n’y a pas de place pour autre chose.

Ce n’est pas faute d’essayer. Les textes sont bons et les acteurs se défendent bien, le problème n’est pas là. C’est la forme qui cloche. La série Stranger Things nous a ralliés avec brio à sa proposition nostalgique avec un heureux mélange de familiarité et de surprise. Mes petits malheurs opte plutôt dans la monstration, comme un catalogue animé de Distribution aux consommateurs.

Qui plus est, la surabondante narration de Louis Morissette écrase tout le reste de la distribution. On dirait que quelqu’un nous lit une BD, genre, Paul à la campagne, mais à la télé.

On aime Paul, on aime lire, on aime les BD, mais pour une raison étrange, on n’aime pas vraiment Mes petits malheurs qui mélange tout cela. C’est volontairement léger vous me direz, mais je crois plutôt que c’est tristement banal.

Ironiquement, le premier épisode se nomme Pétard mouillé – un titre très approprié, mais sûrement pas pour les raisons souhaitées par la production.

Une série sympathique, sans plus, condamnée à une très courte vie à mon avis. Ne vous attachez pas trop.

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