Le buzz est palpable depuis le dévoilement de la troisième saison de la série britannique Black Mirror sur Netflix et jusqu’ici j’avais résisté à la tentation, faute de temps, mais je dois avouer être complètement vendu depuis à cette proposition coup de poing.

Pour la petite histoire, Black Mirror est une série anthologique avec des nouveaux personnages et une nouvelle histoire pour chaque épisode, mais avec un grand thème central : celui d’anticiper notre futur, éloigné ou proche, en fonction de notre rapport à la technologie et à l’Autre.

Le «Black Mirror» du titre, c’est le reflet vide des écrans qui nous entourent lorsqu’ils sont éteints. Téléviseurs, écrans d’ordinateur, téléphone, tablette, montre – nous sommes entourés de reflets obscurcis par l’inactivité, comme des témoins silencieux de notre lente descente aux enfers.

L’avenir anticipé par Black Mirror est rarement joyeux, mais il fait réfléchir, il nous fait douter de notre rapport à la technologie.

L’effet ressemble, je présume, à celui des séries comme The Twilight Zone à l’époque ou encore Alfred Hitchcock Presents qui partageaient le format anthologique en s’abreuvant à même nos craintes et nos angoisses pour nous raconter des histoires à faire glacer le sang.

Sauf qu’ici, les monstres sont remplacés par nos téléphones intelligents et l’horreur est un quotidien qui carbure aux likes et aux photos de biscuits et de café au lait dans un décor blanc cassé.

Ça frappe!

Malheureusement, les deux premières saisons ne sont pas encore sur Netflix, mais ne bouder pas votre plaisir. Chaque épisode est sa propre réflexion et la chronologie n’est pas obligatoire, même à l’intérieur de la troisième saison.

Une petite heure à la fois, on plonge dans des angoisses omniprésentes. Sans vous vendre la mèche, dès les premières minutes du premier épisode de la 3e saison on se sent particulièrement interpellé.

Imaginez, un instant, un monde ou notre popularité sur Instagram gérerait notre place dans la société, les services auxquels nous avons droit et les privilèges qui nous sont accessibles. C’est tout simplement terrifiant – probablement parce qu’une partie de nous pense que ça pourrait devenir ça, notre vite, dans un avenir pas si lointain.

Un reflet obscurci par l’inactivité.

Avec le brouillard et la pluie à venir, je vous propose de dévorer les épisodes sur Netflix et de réfléchir ensuite avec vos proches. Ça vaut le coup, même si ça fait vraiment peur de se faire remettre le nez sur nos mauvaises tendances.

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